Auteur : laraindyjones

03/02/2018 – Rencontre-débat contre l’A45 (et autres)

Débat contre l’A45, la carrière de Saint-Julien-Molin-Molette et les grands projets inutiles en général, à l’Atelier des Canulars le Samedi 3 Février à 15h.

Notre Dame des Landes, centre d’enfouissement nucléaire de Bure, ferme-usine des Mille Vaches, ligne à grande vitesse Lyon-Turin, Center Parcs (Roybon, le Rousset, Poligny)…
vous connaissez ?
Ces Grands Projets (souvent) Inutiles et (toujours) Imposés (GPII) publics ou privés sont imposés aux populations par les politiciens, les aménageurs, les industriels et les prédateurs du béton comme des évidences du progrès, malgré leur inutilité.
Le projet d’A 45 entre Lyon et St Étienne en est un de plus. L’État, Wauquiez, le maire de St Étienne, Vinci et autres multinationales s’acharnent à vouloir éventrer le plateau mornantais, au nom du toujours plus : toujours plus d’autoroutes, de bagnoles, de camions, de flux, de croissance et surtout de profits.
Ce projet ne se contente pas de pourrir les zones qu’il traverse (destruction ses milieux naturels, des terres agricoles, du cadre et modes de vie, pollutions sonores, des eaux, de l’air ), il massacre d’autres zones plus éloignées. C’est le cas de Saint-Julien-Molin-Molette (Pilat). Sa carrière de pierres devrait être agrandie afin de fournir des cailloux pour la construction de l’autoroute.

Face à ces armes de destruction massive, sociale, économique et écologique, le collectif Center Parcs Ni Ici, Ni Ailleurs de Lyon vous invite à rencontrer les opposant-es à l’A45 et à la carrière de Saint-Julien et des naturalistes, afin de vous informer, de débattre, d’être activement solidaires des luttes ici et ailleurs et de continuer à lutter contre tous des GPII et leur monde.

La NINA c’est quoi ?

La coordination Center Parcs, Ni Ici, Ni Ailleurs (CP NINA), regroupe des collectifs, des associations et des individu-es qui contestent les projets d’implantation des Center Parcs de la société Pierre & Vacances sur les sites de Roybon (Isère), Le Rousset (Saône et Loire) et Poligny (Jura).
Elle dénonce la destruction des milieux naturels et la privatisation des biens communs (forêts, zones humides), la réduction des zones rurales à des bulles tropicales pour touristes, le gaspillage d’argent public (communes, CD, Régions) en faveur d’un opérateur privé, la multiplication des GTII
La NINA combat autant l’artificialisation de la nature que la marchandisation du monde et des individu-es.

La caravane, c’est quoi ?

Entre le 8 et le 29 avril 2018, la NINA a décidé de faire son sac et de sillonner les routes. Cette caravane reliera les 3 sites en lutte. Elle traversera villes et villages afin d’informer, de créer des liens et des échanges entre luttes et de partager des moments ensemble autour de son info shop et de sa cuisine mobile.
Elle passera à Lyon le mercredi 25 avril. D’ici là, des rencontres, des débats et des projections, dont « Les Dépossédés » d’Antoine Costa, sont prévus à Lyon.

Prochaines rencontres avant l’arrivée de la caravane

Samedi 3 Mars :
La touristification du monde entre industrie, illusions et destruction de l’environnement, avec :
- Rodolphe Christin, auteur de « L’usure du monde, critique de la déraison touristique » (éditions l’Échappée)
- Jean-Philippe Descombes et Henri Mora auteurs de « Tourisme, un marché du rêve et du divertissement. Discussion de comptoir à propos du tourisme, le dimanche du second tour des élections législatives, chez Janine, dans un village près de Roybon
- Des animateurs de la revue Nunatak , revue d’histoires, de cultures et de luttes des montagnes.
Lieu : l’Atelier des Canulars

Samedi 31 Mars :
Capitalocène, financiarisation de la nature : stade ultime du capitalisme ?
Interventions et débat avec l’historien Armel Campagne auteur de « Capitalocène. Aux origines historiques de dérèglement climatique »(2017).

Projection du documentaire « Nature : l’eldorado de la finance », en présence de Sandrine Feydel, réalisatrice.
« Combien vaut la nature ? Combien peut-elle rapporter ? La course au profit généralisé et le marché global ont largement contribué à la crise écologique actuelle. Pourtant, les mondes de l’économie et de la finance prétendent renverser la tendance et sauver la planète en la protégeant à leur façon, c’est-à-dire avec de l’argent. C’est bien l’émergence d’un nouveau marché, celui de la protection environnementale, que décrypte le documentaire de Sandrine Feydel et Denis Delestrac. »

Cette rencontre permettra de mieux comprendre le temps long de l’évolution du capitalisme et ses conséquences (modifications géologiques et climatiques) et ses dernières évolutions : la marchandisation de la nature et du vivant aux fins de spéculation.
Lieu : MJC Jean Macé

Contact : nina-lyon@riseup.net
http://nina-lyon.tk/

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[NDDL] – Appel du mouvement à manifester le 10 février !

Appel à converger massivement pour défendre la ZAD le 10 Février, date d’échéance de la DUP (Déclaration d’Utilité Publique) de l’aéroport.
Venons nombreuses et nombreux pour montrer que quelle que soit la décision du gouvernement concernant le projet, nous seront prêt·es à défendre ce territoire et les modes de vie qui s’y développent.

10 février 2018 – Pour un avenir sans aéroport
Tous et toutes sur la zad – Rdv à 10h30

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## Pourquoi converger massivement sur la zad le 10 février

Depuis des décennies, les 1650 ha de la zad sont menacés par un projet d’aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux. En lieu et place de ce projet, des paysan.ne.s résistant.e.s ont continué de vivre sur leurs terres et de nouveaux.elles habitant.e.s sont arrivé.e.s dans les 10 dernières années. Il s’invente sur la zad des formes de vie, d’habitats et d’agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs.

Le 9 février 2018, la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes aura 10 ans. Si le gouvernement, à l’issue de la médiation nommée il y a 6 mois, décide enfin d’abandonner ce projet mortifère, le 9 février marquera la fin officielle de la Déclaration d’Utilité Publique. Nous serons alors heureux de célébrer la préservation de ce bocage, avec toutes celles et ceux qui ont accompagné cette longue histoire de lutte au cours des dernières décennies. Nous convergerons pour poser ensemble les prochains jalons de l’avenir de la zad de Notre-Dame-des-Landes.

Si le gouvernement décidait envers et contre tout de s’entêter, il nous faudrait alors être aussi fort nombreux.ses à réaffirmer notre volonté d’empêcher le démarrage des travaux et de toute expulsion sur la zad.

Quelle que soit la position du gouvernement suite au rapport de la médiation, et en espérant le meilleur pour la suite, nous vous appelons donc à vous organiser dès aujourd’hui pour se retrouver sur la zad le 10 février et enraciner son avenir.

Nous rappelons ci-dessous les bases communes que s’est donné le mouvement dans la perspective d’un avenir sans aéroport au-delà de l’abandon du projet.
— Pour plus d’infos : acipa-ndl.frzad.nadir.org

— Pour des demandes de renseignements spécifiques sur le 10 février : 10fevndlzad@riseup.net

## Parce qu’il n’y aura pas d’aéroport (Texte des 6 points sur l’avenir de la ZAD)

Ce texte en 6 points a pour but de poser les bases communes nécessaires pour se projeter sur la ZAD une fois le projet d’aéroport définitivement enterré.

Il a été réfléchi au sein d’une assemblée régulière ayant pour objet de penser à l’avenir des terres une fois le projet d’aéroport abandonné. Assemblée qui regroupe des personnes issues des différentes composantes du mouvement de lutte. Ce texte a été longuement débattu, à plusieurs reprises, dans de multiples composantes et espaces d’organisation du mouvement.

Nous défendons ce territoire et y vivons ensemble de diverses manières dans un riche brassage. Nous comptons y vivre encore longtemps et il nous importe de prendre soin de ce bocage, de ses habitant-e-s, de sa diversité, de sa flore, de sa faune et de tout ce qui s’y partage.

Une fois le projet d’aéroport abandonné, nous voulons :

  1. Que les habitant-e-s, propriétaires ou locataires faisant l’objet d’une procédure d’expropriation ou d’expulsion puissent rester sur la zone et retrouver leur droits.
  2. Que les agriculteurs-ices impacté-e-s, en lutte, ayant refusé de plier face à AGOVINCI, puissent continuer de cultiver librement les terres dont il-elles ont l’usage, recouvrir leurs droits et poursuivre leurs activités dans de bonnes conditions.
  3. Que les nouveaux habitant-e-s venu-e-s occuper la ZAD pour prendre part à la lutte puissent rester sur la zone. Que ce qui s’est construit depuis 2007 dans le mouvement d’occupation en terme d’expérimentations agricoles hors cadres, d’habitat auto-construit ou d’habitat léger (cabanes, caravanes, yourtes, etc), de formes de vies et de luttes, puisse se maintenir et se poursuivre.
  4. Que les terres redistribuées chaque année par la chambre d’agriculture pour le compte d’AGOVINCI sous la forme de baux précaires soient prises en charge par une entité issue du mouvement de lutte qui rassemblera toutes ses composantes. Que ce soit donc le mouvement anti-aéroport et non les institutions habituelles qui détermine l’usage de ces terres.
  5. Que ces terres aillent à de nouvelles installations agricoles et non agricoles, officielles ou hors cadre, et non à l’agrandissement.
  6. Que ces bases deviennent une réalité par notre détermination collective. Et nous porterons ensemble une attention à résoudre les éventuels conflits liés à leur mise en oeuvre.

Nous semons et construisons déjà un avenir sans aéroport dans la diversité et la cohésion. C’est à nous tout-e-s, dès aujourd’hui, de le faire fleurir et de le défendre.

## RAPPEL des initiatives lyonnaises

Le soir de la décision du gouvernement :
RDV à 18h30 au square Delestraint, vers le Préfecture
https://rhonenddl.wordpress.com/2017/12/11/appel-a-rassemblement-festif-pour-la-zad-de-nddl/
https://rebellyon.info/Appel-a-rassemblement-Festif-pour-la-ZAD-18502

En cas d’attaque et/ou de début de travaux :
RDV le jour même, à 18h devant la gare Part-Dieu, Lyon
RDV le samedi qui suit, à 14h devant l’usine d’armement Verney Carron, Saint-Etienne
Voir l’appel ici !

[Bure] Pluie de convocations à Bure !

Actualité sur Bure, la répression post-perquisitions fait rage…

INFORMATION À DIFFUSER LARGEMENT

En septembre dernier le juge d’instruction de Bar-le-Duc a supervisé une série de perquisitions opérées le 20 septembre 2017 dans le cadre d’une commission rogatoire suite aux dégradations commises à l’Hôtel- restaurant du site de l’Andra à Bure durant la semaine d’action de juin 2017.

Dans ce cadre, des enquêteurs de la Section de Recherche criminelle de la gendarmerie de Nancy mènent une enquête poussée qui s’étend plus largement aux événements antérieurs de l’été 2016, des 23 et 30 janvier 2017, du 18 février 2017, de mai 2017, de juin 2017, du 14 juillet 2017 et du 15 août 2017 et sans doute davantage. Depuis janvier 2017, les convocations en audition libre ou les citations à comparaître au tribunal se succèdent aléatoirement auprès de personnes dont les plaques d’immatriculation ont été relevées à l’occasion de ces événements, de personnes contrôlées ou conduites aux postes lors de contrôles routiers à différents moments de l’année, de personnes prétendument identifiées sur des photos, par leurs affaires perdues ou par des agents lors de journées de mobilisation, ou encore de militant-e-s associatifs en lutte contre le projet Cigéo.

Nous avons de bonnes raisons de penser que ces convocations vont aller en s’intensifiant au cours de l’année 2018 et qu’elles visent, à travers des enquêtes préliminaires liées aux plaintes en série déposées par des responsables de l’Andra ou des poursuites engagées à l’initiative du procureur de la république, à nourrir une procédure bien plus lourde destinée à étouffer la lutte avec sa judiciarisation et une intimidation policière (déjà très perceptible sur le terrain avec une présence constante et des coups de pression de la part des gendarmes mobiles). L’association de malfaiteurs est un cadre judiciaire maintes fois décrié, flou, fondé sur du délit d’intention et nourri par des présupposés sécuritaires du ministère de l’Intérieur. Sous couvert de convocation en audition libre ou en qualité de témoin, il s’agit progressivement de nourrir un dossier inconsistant au départ à à charge à l’arrivée. La méthode éprouvée en d’autres endroits est perverse et épuise les énergies, suscite les peurs, dissocie les militant-e-s avant de faire tomber un couperet judiciaire de milliers de pages quelques années plus tard, en resserrant le champ sur quelques obstiné-e-s considéré-e-s comme responsables en fin de course.

Face à cette répression de basse intensité, il est essentiel d’être solidaire-s contre la volonté de scinder le mouvement par les menaces, l’intimidation, de montrer notre cohésion au-delà de notre diversité d’opinions et de pratiques. C’est en communicant sur les convocations, en nous tenant informé-e-s les un-e-s les autres, en définissant collectivement nos lignes de défense et de résistance, en conservant notre farouche et joyeuse détermination à résister et en refusant de nourrir les fantasmes sécuritaires avec des déclarations en audition, que nous disperserons le fantasme d’une association de malfaiteurs, là où il y a surtout de notre part l’expression d’un furieux sentiment d’injustice et de révolte. Face une corruption organisée, institutionnalisée autour d’un projet radioactif qui progresse proportionnellement à l’omerta, la résignation et les mensonges scientifiques qu’il génère, nous ne nous laisserons pas atomiser, nous sommes nombreuses à vouloir vivre, créer et lutter ici, avec une vision politique et sociale qui va au-delà de la seule lutte antinucléaire !

Des chouettes hiboux de la legal team de Bure

EN CAS DE CONVOCATION OU D’INTERPELLATION

Contactez arr@riseup.net

* Si vous avez été contrôlé-e-s et/ou conduit-e-s au commissariat pour un délit quelconque autour de Bure

* Si vous êtes convoqué-e-s, afin que nous en discutions ensemble plutôt que vous restiez isolé-e-s face à cela

* Si vous avez été convoqué-e-s et auditionné-e-s par la police, pour que nous puissions déterminer ensemble des implications

* Si vous êtes convoqué-e-s devant un tribunal, pour une assistance juridique »

 

Si des personnes de la région lyonnaise sont concerné·es, n’hésitez pas à nous en faire part également, via mail ou formulaire de contact.

[Roybon] Fête des 3 ans d’occupation – 16 Décembre

Nous sommes heureuses-x de vous annoncer… que l’occupation de la forêt roybonnaise fête ses trois ans bientôt! Venez fêter ça le 16 décembre, toute la journée!

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Journée co-organisée par plusieurs composantes de la lutte contre le Center Parcs de Roybon, et aussi dans le cadre du « mois d’urgence des luttes » déclaré en commun avec plusieurs lieux et personnes en luttes (parmi lesquelles l’Amassade en Aveyron, Bure, Notre-Dame-des-Landes, …).

Au programme :

9h : petit déjeuner à la barricade Sud (suivez le fléchage depuis Roybon). Ramenez de quoi grignoter !

10h-13h : balade en forêt commentée, avec présentation du livre Être forêts. Départ à Sud

13h : repas à ACAB (près de la barricade Nord)

14h-17h : chantier bois de chauffe à la barricade Nord
+ course d’orientation partant d’ACAB

à partir de 16h : goûter à la maison forestière de la Marquise

17h-20h : présentations et discussions autour de :

De Tout Bois, revue de lutte contre le Center Parcs de Roybon
A Pierre Fendre, journal d’opposition au projet de Center Parcs de Poligny (Jura)
– brochures : Tourisme, un marché du rêve et du divertissement, et NON (ou pourquoi nous ne proposons pas de projets « alternatifs »)

20h : banquet à la Marquise.
Avec grand feu de bois, scène ouverte acoustique et… gâteau d’anniversaire !

À partir de 20h : jeux forains à la Marquise.
+ tables de presse à la Marquise toute la journée.

Quelques détails pratiques :

Possibilité de se garer sur place à la barricade Sud (impasse de l’Aigue Noire du haut) et à la Marquise (4681 route de la Verne).
Possibilité également de dormir sur place dans des sleepings (plus ou moins chauffés!). Si besoin de couchages avec plus de confort, n’hésitez pas à nous contacter :

foret.occupee.roybon [arobase] riseup.net
0668214835

Nous rappelons aussi que les groupes antifascistes de Lyon organisent le lendemain, dimanche 17 à Lyon, une manifestation internationale !

Préparons-leur un hiver ardent !

Déclaration commune d’habitant.es de territoires en lutte face au sommet climat du 12 décembre à Paris

Urgence dans les territoires comme dans la rue !

Habitant.es de zones menacées ou à défendre, nous nous sommes réuni.es à plusieurs reprises pour décréter ensemble un mois d’urgence des luttes de territoire. En effet, le mois de décembre qui approche risque fort de recouvrir un sens particulier pour nous, à au moins deux titres.

D’abord, ce sera l’occasion pour le gouvernement Macron – le 12 décembre – de célébrer les deux ans de la farce tragique que fut la COP21. Nul doute que notre Banquier national se fera une joie de se revendiquer héritier de l’accord sur le climat, et de se poser en champion incontesté de la « croissance verte », à peine un mois après avoir soutenu publiquement un projet destructeur de mine d’or en Guyane, et pris position, par la voix de son ministre, en faveur de l’enfouissement des déchets radioactifs.

De la COP 21, nous retenons pour notre part l’amertume d’avoir vu les principaux responsables du saccage climatique se rassembler impunément fin 2015 et prétendre avoir les solutions à leur propre folie, et la colère d’avoir vu nos manifestations interdites sous couvert d’état d’urgence. Mais nous nous rappelons aussi l’arrivée à Versailles et la joie débordante d’une tracto-vélo venue de Notre-Dame-des-Landes et rendant superflue commune après commune l’application stricte de ce nouveau régime d’exception…

Deux ans plus tard, le souvenir de ces convois venus de l’Ouest, mais aussi de l’Est et du sud-Est est encore bien vivace, d’autant plus que décembre 2017 pourrait bien être un mois charnière dans la lutte contre le projet d’aéroport. Il verra en effet se clore la « médiation » à l’issue de laquelle le gouvernement devrait statuer sur le sort de Notre-Dame-des-Landes. Qui sait, alors, si nous ne devrons pas retourner chercher les bâtons que nous avions plantés symboliquement près de la ferme de Bellevue en octobre 2016 pour, de nouveau, défendre la ZAD ? Qui sait si, en cas d’abandon, Notre-Dame-des-landes ne servira pas à faire mieux accepter une expulsion violente du Bois Lejuc, à Bure, ou de la forêt occupée de Roybon ? Quelque part dans ce champ de possibles, un moment historique se jouera dans tous les cas et nous nous tenons prêt.es à le saisir au vol.

L’heure de la convergence

C’est donc depuis ce double contexte que nous parlons, et que nous prétendons mettre le doigt sur ce qui, au-delà de la singularité de nos luttes, nous tient ensemble et nous anime. Quoi de commun en effet entre un éco-quartier à Dijon, un aéroport à Notre-Dame, une poubelle nucléaire à Bure, un transformateur électrique à Saint-Victor, une usine à pellets sur le plateau de Millevaches, une centrale à Biomasse à Gardanne, des forages miniers en pleine forêt amazonienne, une autoroute à Strasbourg, une autre entre Saint-Étienne et Lyon, une usine à gaz à Landivisiau, des mines en Centre Bretagne, de l’extraction de sable en baie de Lannion, etc. ? Sans doute beaucoup plus qu’il n’y paraît, en réalité.

En bloquant des logiques d’aménagement capitaliste du territoire, nous partageons au moins un certain amour des bocages, des montagnes, des plateaux, des plages, de la mer et des forêts. Nous partageons aussi une volonté de réappropriation de savoir-faire divers et, à travers eux, une intuition de ce que serait une vie plus indépendante des logiques de contrôle et de profit. Enfin, nous avons en commun d’être aux prises avec un certain type de discours écologique institutionnel, tel que celui porté par la COP21 : celui-là même qui maquille l’accumulation énergétique en « transition », qui promeut le nucléaire comme une énergie décarbonée donc « propre », qui verdit grossièrement aéroports et Center Parcs pour les rendre acceptables, qui vend sous les termes de smart et de green une dépossession totale de nos vies par des métropoles devenues intelligentes et connectées.

 

C’est assez pour nous convaincre de la possibilité d’une déclaration commune et de la nécessité d’un calendrier commun. Et c’est pourquoi nous, habitant.es de divers territoires en lutte, affirmons :

  • que nous ne sommes pas dupes des grand-messes environnementales et de leurs commémorations ;
  • que nous lutterons partout contre la destruction des terres agricoles et des forêts, que ce soit à la campagne (comme à Bure, à Roybon, à NDDL ou sur le plateau de Millevaches), autour des villes (comme à Strasbourg ou Gonesse) ou dans leur sein même (comme à Dijon) ;
  • que le gouvernement ne se débarrassera pas discrètement de la question de NDDL, et que c’est sous notre regard et à portée de nos voix qu’il devra se prononcer ;
  • qu’en cas de maintien de l’aéroport, nous sommes encore prêt.es à venir défendre la ZAD depuis nos territoires respectifs ;
  • qu’en cas d’abandon, celui-ci ne sera ni la pilule faisant accepter d’autres projets, ni une vitrine sympathique pour l’expulsion violente d’autres zones occupées. Nous appelons à la plus grande vigilance quant à la situation à Bure et à Roybon, tout au long de l’hiver!

Nous nous affirmons donc solidaires les un.es des autres, et prêt.es à nous soutenir mutuellement tout le long du mois de décembre et au-delà!

Calendrier commun des territoires en lutte :

2 décembre : Manifestation à Saint-Affrique contre le transformateur électrique RTE de Saint-Victor-et-Melvieu (plus d’infos : douze.noblogs.org)

6 – 12 décembre : pour la Saint-Nicolas, appel de Bure à une semaine d’actions décentralisées en réaction aux annonces d’Hulot. (plus d’infos : burestop.eu / vmc.camp)

9 décembre : Manifestation sur le plateau de Millevaches contre l’usine à pellets de Carbon Ingen’r Bugeat Viam (CIBV) (contact : biomassecritique@riseup.net)

16 décembre : Fête de la forêt de Roybon (plus d’infos : zadroybon.wordpress.com)

Pour des événements annoncés ultérieurement, il sera possible de consulter tout au long du mois de décembre l’agenda de zad.nadir.org

En parallèle de ce calendrier, d’autres événements organisés par ailleurs: 

8 décembre : Journée européenne contre les Grands Projets Inutiles et Imposés (événements à Lyon, Nièvre, Toulouse, le Havre…)

10 décembre : Tribunal des peuples à Paris (plus d’infos : pasuneurodeplus.info)

12 décembre : Actions à l’occasion de l’anniversaire de l’accord de Paris : sommet climatique à l’île Seguin

 

Signataires:

AVEYRON = L’Amassada (cabane et mouvement de lutte contre le transfo aux mille éoliennes)

BRETAGNE = Grain de sable dans la machine (baie de Lannion) / Collectif Monts d’Arré

BURE = Plein de chouettes hiboux de Bure / Bure Stop 55 / L’EODRA (association d’élus opposés à Cigéo) / CEDRA (Collectif haut-marnais contre l’enfouissement)

CENTER PARCS = Center Parcs Ni Ici Ni Ailleurs (coordination contre les Center Parcs de Roybon, de Poligny et du Rousset) / Des habitant.es de la forêt de Roybon / De Tout Bois (collectif de lutte contre le Center Parcs de Roybon) / Assemblée d’opposant.es à Center Parcs (Jura) / Collectif jurassien d’opposant.es à Center Parcs / Collectif Geai du Rousset 71 / Groupe Libertaire 71 / SOS Forêt Franche-Comté

CÉVENNES = Bogues

DIJON = Quartier libre des Lentillères

LYON = Collectif ZAD Lyon

MONTAGNE LIMOUSINE / PLATEAU DE MILLEVACHES = Collectif Biomasse critique

NDDL = Des habitant.es de la zad et opposant.es à l’aéroport de nddl et son monde

SAINT-ETIENNE = Assemblée de lutte contre l’A45… et plus encore

STRASBOURG = Des opposant.es au GCO (grand contournement ouest)