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31 mars 2018 – Manifestation contre toutes les expulsions !

Samedi 31 mars 2018
Fin de la trêve hivernale
Appel à prendre la rue contre les expulsions !

La précarisation lente et progressive de couches de plus en plus larges de la population attaque de manière déchirante toutes les catégories les plus faibles de la société. Elle met en péril de plus en plus de familles, de personnes isolé·e·s, d’étudiant·e·s…, jusqu’à l’impossibilité de pouvoir payer un loyer ou même de trouver un toit. La baisse des APL en septembre dernier atteste suffisamment de la disposition du gouvernement sur la question sociale. Partout le 31 mars va signifier, avec la fin de la trêve hivernale, des opérations policières pour priver d’habitat des précaires et mal-logé·e·s.

31 mars, expulsion nulle part !

Dans la même « dynamique », les conditions d’accueil sur le territoire ne cessent de se durcir et le projet de loi « asile et immigration » porté par Gérard Collomb enfonce le clou. L’ouverture de bâtiments devient une nécessité vitale, en ville ou dans des universités, pour les exilé·e·s même mineur·e·s. Ainsi plusieurs occupations ont eu lieu pour soutenir et mettre à l’abri des familles sans toit ou migrants privés de logement dans de nombreuses écoles de l’agglomération, à l’université Lyon 2, mais aussi des bâtiments vides comme l’amphi Z, la maison Mandela ou la Trappe. La fin de la trêve hivernale renvoie à la rue de nombreuses familles et personnes.

Tout le monde déteste les expulsions !

Après la victoire historique du mouvement anti-aéroport dans la région de Nantes, le gouvernement veut contenir la propagation de la vague de luttes de territoire face aux projets destructeurs. A Bure, à Notre dame des landes ou plus proche comme à Roybon et l’A45, ces lieux sont également en danger.

Résistance à toutes les expulsions !

Cette année toutes les tentatives d’expulsions feront face à une opposition déterminée ! En ce mois de mars 2018, les luttes pour l’habitat résonneront au côté des luttes salariales. Des manifestations auront lieu dans plusieurs villes en France.

Manifestation à 10h30

de Charpennes (place Charles Hernu)

à rue Bourgchanin (Maison Mandela)

Puis à l’amphi Z :

L’après midi

Repas et fête des voisins avec divers ateliers: jardin (mise en culture des terres arables), ateliers sérigraphie, stand coiffure, des tournois de foot et de pétanque, des prises de parole et de la musique

En soirée, dès 18h : des concerts !

A l’appel de : Soutien à l’Amphi Z, la Maison Mandela, La trappe, Agir Migrant, Jamais sans Toit, Collectif ZAD Lyon, la Clique des Ami·e·s de Bure, des soutiens à la lutte de Roybon (anti Center Parcs), des soutiens à la lutte contre l’A45, des squats…

 

Évacuation des opposant·es au projet d’enfouissement de Bure. Rassemblement ce jeudi soir devant la préfecture de Lyon (mise à jour à 13h30)

 

Le site de Bure https://vmc.camp/ est hors service. A Lyon, suivez sur https://rebellyon.info ou rhonenddl.wordpress.com

A Lyon, Rassemblement ce jeudi soir devant la préfecture  dès 18H

  • 13h13 Les opposant.e.s qui s’étaient barricadé.e.s sont conduit.e.s dans différents commissariats pour vérification d’identité.

     

  • 12h40 Deux personnes sont emmenées en garde à vue pour outrage.
    Bilan actuel : 5 personnes en garde à vue, et 5 autres emmenées pour vérification d’identité.
    Des copain-e-s sont toujours sur la mezzanine au niveau du dortoir et du freeshop.

     

  • 12h19 Des personnes sont emmenées dans le jardin et sont arrêtées.

     

     

  • 12h05 Une personne est mise en garde à vue dans la maison.
  • 11h45 – Les opposant-es sont bloqué-es sur la mezzanine de la Maison de Résistance. Perquisition en cours.
  • 11h30 Maison de résistance attaquée. Assiègée par les GM qui sont en train de défoncer la pour rentrer. Pas de perquiz mais action sous prétexte de violence sur GM devant la maison.
  • 10h35 – Les flics veulent rentrer dans la maison de la Résistance, font des sommations.

L’Etat a clairement choisi d’adresser un signal très fort partout en
France et ailleurs pour démultiplier la résistance, en choisissant le
passage en force. Alors que la trêve hivernale n’est pas terminée. Alors
que l’Andra ne pourra commencer aucun travaux dans le bois du fait de la
période de nidification à partir du 15 mars. Alors qu’un sac de noeuds
de recours juridiques et administratives ligote encore l’éboueur de
l’atome : recours administratif contre la propriété de l’Andra suite à
l’échange municipal du bois du 18 mai 2017 ; nécessité d’évaluation
environnementale prescrite par l’Autorité Environnementale en octobre
2017, etc l’Agence ne peut pas commencer ses travaux préparatoires comme
ça.. L’Etat répond par une opération d’expulsion surprise, avec un gros
dispositif, avec une propagande médiatique savamment huilée sur tous les
fronts dés le petit matin.

Le 20 septembre lors de la perquisition sur les différents lieux de vie
à Bure des dizaines de rassemblements avaient fleuri partout en France,
et des comités de lutte s’étaient créé dans la foulée. Nous devons
maintenant continuer de nous organiser sur place et partout en France.
Plus que jamais Bure doit être partout, faire partie de nous, nous
devons être des milliers maintenant à nous lever contre l’horreur
nucléaire et l’atomisation qu’iels nous préparent, et réagir.

APPEL À S’ORGANISER POUR DES RASSEMBLEMENT PARTOUT EN FRANCE À 18h

APPEL À CRÉER MASSIVEMENT DES COMITÉS DE LUTTE PARTOUT

APPEL À CONVERGER À BURE POUR CELLES ET CEUX QUI PEUVENT

Expulsion en cours à Bure, appel à rassemblement devant les préfectures ce soir à 18h. Appel à converger vers Bure pour celles et ceux qui le peuvent. (Suivi dans l’article)


CIGEO Papers de février 2017 : On y apprend que de nombreux techniciens et ingénieurs de l’ANDRA (l’agence française chargée de gérer les déchets radioactifs) ont de très fortes réserves sur la faisabilité du projet et des craintes sérieuses quant à de possibles accidents. https://blogs.mediapart.fr/yann-quero/blog/050218/cigeo-papers-vers-un-tribunal-de-l-environnement


  • 10h30 – Déploiement de flics avec flashball dans les rues du village de Bure, la police charge les opposant-e-s.
  • 10h10 – 3 fourgons, une dizaine de GM en ligne dans la rue de la Maison de la Résistance, avec flashball.
  • 9h45 – Des flics dans la Maison de la Résistance.

Après l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement n’entend visiblement pas arrêter de réprimer les militant·es qui s’opposent aux grands projets inutiles. Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, a annoncé ce matin (22 févirer) qu’il s’attaquait au dossier du centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo à Bure (Meuse).

Gérard Collomb a annoncé le début de l’opération d’évacuation des opposants au projet Gigéo. La méthode est étonnante puisque c’est par une tweet publié à 6h27 ce jeudi 22 février que le ministre de l’intérieur a fait son annonce.

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Fil chronologique de l’opération en cours

  • 10h30 – Déploiement de flics avec flashball dans les rues du village de Bure, la police charge les opposant-e-s.
  • 10h10 – 3 fourgons, une dizaine de GM en ligne dans la rue de la Maison de la Résistance, avec flashball.
  • 9h45 – Des flics dans la Maison de la Résistance.
  • 9h30 (InfoTraFlics) – Aucun barrage en cours, les routes pour arriver jusqu’à Bure sont ouvertes. Réquisition pour fouiller les véhicules et contrôler les identités des passagèr.es.
  • 9h20 – Drone au dessus de la Maison de la Résistance.
    Expulsion en cours du Grand Chêne.

Actualisation opération d’expulsion du bois lejuc

L’expulsion du bois se poursuit.

À la barricade nord : A priori la moitié des personnes à la barricade
Nord auraient été interpellées, 4 dont on n’a pas de nouvelles et le
reste aurait pu repartir avec vérification d’identité.

la totalité des gentes présentes à la vigie sud-est également. Il n’y a
pour l’instant pas de nouvelles de la vigie sud. Une partie des
personnes a pu se replier en sécurité.

Plusieurs personnes résistent actuellement dans les arbres, une
vingtaine de flics tout en bas.

Sur le chemin du Chauffour une dizaine de personne est encerclée.

À 08h15 camions militaires et bulldozers ont commencé à rentrer par la
vigie sud pour détruire les installations.

À 08H30 site vmc.camp inaccessible. Nous travaillons dessus et vous
tiendrons au courant par tous les réseaux d’informations. Relai sur
manif-est.info en attendant.

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  • 8h10 – Les flics commencent à détruire la barricade Sud. Deux bulldozers dans la forêt.
  • 7h35 – Réquisitions pour fouilles des véhicules et contrôles des passagers à Cirfontaines. Les seules routes bloquées sont celles qui mènent directement à la forêt -Ribeaucourt/Nord, Mandres/Sud.
  • Un hélicoptère tourne en permanence, voitures banalisées à Bure.
  • 08h00 – Les flics commencent à démonter la vigie Sud.
  • 7h05 – Deux camions au chauffour, sur la route entre la maison et le bois. des flics entre Ribeaucourt et Nord.
  • Pas de contrôles depuis Mandres, mais la route vers la forêt bloquée par deu fourgons de GM.
  • 6h35 – Ils embarquent des gens
  • 6h15 – 15 camions de GM passent. Les GM rentrent par les vigies sud, sud-est, nord

Le site fonctionne de manière intermittente, infos à suivre sur https://vmc.camp/ ou sur manif-est

Le site Reporterre recueille les premiers témoignages d’occupants des bois, dans les arbres.

Voici le témoignage d’un « hibou », recueilli au téléphone à 8 h par Reporterre :

« Ce matin, j’ai reçu un appel, et au même moment, j’ai vu de la lumière venir du sol. Je pensais que c’était des copains, et puis c’était les gardes mobiles au pied de l’arbre, à 6 h 30. Ils avaient des Maglight, des lampes très puissantes. Ils exploraient la forêt, les chemins tout autour, ils ont sécurisé la zone, comptaient le nombre de barricades, qui sont innombrables.

On est deux, dans le Grand Chêne, dans une cabane à 25 mètres de hauteur. On a relevé les cordes. Là, une équipe de cinq gendarmes mobiles sont au pied de l’arbre. Un hélicoptère tourne non stop. Je vois onze gardes mobiles, sans casque, qui nous surveillent et commentent ce qu’on fait, on les entend. Ils se cachent quand on prend des photos. Je vois aussi deux personnes gradées qui viennent d’arriver. Là, les gendarmes sont en train d’installer une caméra, pour nous filmer.

Il y a sept cabanes comme la nôtre dans le bois. »

Nous avons recueilli aussi les propos de « Sylvain », un habitant proche de Bure :

« C’est une surprise totale : on n’attendait pas d’expulsion avant la fin de la trêve hivernale. L’Andra ne peut lancer aucun chantier alors qu’on est en période de nidification des oiseaux, et il faut faire une étude d’impact avant tout nouveau défrichement. Et tous les recours ne sont pas épuisés.

Ce qui se passe est en totale contradiction avec ce qu’a dit Nicolas Hulot à l’Assemblée nationale il y a quelques mois : il ne voulait pas de brutalité et il voulait de la concertation. On devait voir Sébastien Lecornu (secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écoogique) vendredi !

On peut faire le parallèle avec Sivens : ils expulsent alors qu’on ne sait pas quelle est la situation juridique, puisque tous les recours ne sont pas épuisés. »

Les occupant·es et leurs soutiens appellent à se rendre le plus rapidement possible à Bure et à se rassembler ce soir, jeudi 22 février, devant toutes les préfectures de France.

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Rencontre – débat samedi 3 mars 2018 à 15 h : Tourisme : fausse liberté ? Vraie aliénation ? Contre l’envahissement touristique des territoires et des esprits

En attendant le passage à Lyon le 25 avril de la tournée contre les Center Parcs de Roybon, Le Rousset et Poligny…

Rencontre – débat samedi 3 mars 2018 à 15 h :

Tourisme : fausse liberté ? Vraie aliénation ?

Contre l’envahissement touristique des territoires et des esprits

Le projet de Center Parcs de Roybon est un concentré des méfaits de l’industrie du tourisme en France et ailleurs.

Depuis 2007, la multinationale Pierre & Vacances voudrait y construire un village de vacances privé et clos de 1024 bungalows à louer, avec bulle aquatique chauffée toute l’année à 29°, végétation tropicale, bains à remous, boutiques, restaurants… Le client paiera pour un séjour, en plein milieu des « Terres froides » d’Isère, basé sur des stéréotypes de l’exotisme : chaleur, farniente sous les cocotiers, rupture avec le quotidien…

Pour vendre ce rêve il faut de l’eau, des terrains, des infrastructures et le tout le moins cher possible. Il faut donc détruire la zone humide et la forêt de Chambaran, faire supporter l’essentiel des coûts (routes, évacuation des eaux, terrains…) par l’État, les collectivités, le citoyen, et récupérer les bénéfices en vendant et en louant les chalets. Cette destruction irréversible des milieux et de la qualité et des modes de vie locaux est justifiée par les élus et les industriels au nom de l’emploi – toujours précaire – et des retombées de l’aménagement touristique des territoires, quel qu’en soit le prix.

Les Center Parcs sont aussi une des pièces d’un tourisme mondialisé : l’accueil de touristes chinois y est déjà envisagé. Le plan Tourisme 2020 prévoit lui, 100 millions de touristes en France et 1 milliard d’investissement pour les infrastructures (stations de ski, Club Med, Futuroscope…).

Ailleurs, à côté des séjours low cost et du tourisme de masse, une incroyable inventivité commerciale offre l’illusion de la rupture avec le quotidien : tourisme sexuel, croisières death metal, balades à Barcelone avec des guides SDF ou à Tchernobyl en zone contaminée
Avec lindustrie du tourisme on est passé de « l’usage du monde » cher au voyageur à l’usure planifiée du monde. Tout devrait céder à la moulinette de la marchandisation et de l’artificialisation : milieux naturels, territoires, modes de vie, métiers, sociétés, corps et esprits

Quels sont les ressorts de cette « déraison touristique » planétaire ?
Comment lutter contre la marchandisation touristique ?
Est-il possible découvrir le monde sans le détruire ? Et comment ?
Le voyage peut-il être une alternative au tourisme ?

Nous vous invitons à venir en discuter à l’Atelier des Canulars, 91 rue Montesquieu, 69007

Appel à rassemblement Festif pour la ZAD de NDDL ! Mercredi 17/01

ZAD 2017

Le 1er décembre prendra fin la médiation (purement consultative) au sujet de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, et la décision de maintenir ou d’abandonner le projet sera connue dans les jours suivants. La décision du gouvernement vis-à-vis de ce projet ne changera rien pour nous : même si l’aéroport ne se fait pas, le monde qui veut le construire et construire d’autres grands projets inutiles et imposés continue lui, d’exister. Ce que nous soutenons, ce sont les ZAD (Zones à défendre), que ce soit celle de NDDL, de Roybon, de l’amassada ou autres endroits qui luttent, comme Bure, le plateau des milles vaches et d’autres encore et à venir. Ces lieux par leur seule existence nous prouvent qu’un autre monde est possible (que d’autres mondes sont possibles).

Même si l’aéroport ne se fait pas, l’expérimentation sociale, politique et agricole ayant lieu sur la ZAD de NDDL sera menacée par un gouvernement aux abois face à des personnes qui veulent prendre leur vie en main.

Nous vous appelons donc à un rassemblement festif !

À Lyon
Square Delestraint (en face de la préfecture)
8 quai Augagneur

Ce mercredi 17/01
À partir de 18H30

Pour leur montrer que quoiqu’il arrive nous serons toujours là, avec la volonté de transformer ces Zones A Défendre en Zones d’Autonomie Définitive. Leur monde morbide pourrait nous entraîner dans l’apathie et la tristesse, nous préférons créer un monde plein de joie, d’entraide et de détermination car nous avons la volonté d’être libres et d’arrêter de subir leurs politiques !

Vive la lutte, vive la ZAD !

Le rapport sur Notre-Dame-des-Landes sera rendu en retard – à Lyon on se prépare

Le rapport des médiateurs sur le projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne sera pas rendu vendredi 1er décembre comme attendu, selon une information de France Inter.

Le retard sera peut-être d’une semaine, non pas parce que les trois médiateurs ne sont pas prêts – le rapport, de 150 pages environ, est rédigé – mais car Edouard Philippe préfère être là physiquement lorsque la décision sera rendue. Or vendredi, le Premier ministre se trouvera en Nouvelle-Calédonie.

Pendant six mois, près de 200 personnes, dont des opposant et des partisans, ont été entendues. Selon France Inter, on ne devrait pas lire dans ce rapport de oui ou de non clair à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il ressemblera plus à une présentation des plus et des moins de chaque camp. C’est ce qui était prévu dans la lettre de mission des médiateurs avec, par exemple, un comparatif des coûts : quel investissement en cas de réaménagement de l’aéroport de Nantes ? Quel argent nécessaire au contraire en cas de nouvel aéroport ?

Enfin, une source proche du dossier, jointe par France Inter, prédit un « casse-tête pour le gouvernement ». La décision sera politique et elle doit être rendue d’ici la fin de l’année.

- France TV Info.

Source : https://reporterre.net/Le-rapport-sur-Notre-Dame-des-Landes-sera-rendu-en-retard