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[Bure] « Bal des malfaiteur·se·s » le 10 novembre à Lyon !

Ci-dessous, relais d’un événement organisé par la CAB (Clique des Ami·es de Bure) sur Lyon

« Si malfaiteurs sont, alors certes le sommes aussi ! » Nous avons clamé que nous ne serions pas les prochain.es à subir la répression, à Bure comme ailleurs. Il est temps maintenant pour nous de reprendre la main et de nous retrouver. En fin de journée du 10 novembre, au cœur de l’automne d’une année cousue et décousue par l’infernal tandem macronien de la concertation et de la répression, nous proposons de faire émerger et rejoindre les premiers bals des malfaiteurs. Esquissons ensemble ce premier pas de danse, et gageons qu’il y en aura d’autres !

La Clique des Amies de Bure vous donne rendez-vous à Lyon le 10 novembre à L’amicale du futur !

Il y aura une cantine vegan pour festoyer, un gros infokiosque pour lire discuter se rencontrer, et évidemment le bar pour boire.

Ce samedi 10 novembre, nous voulons en faire un temps fort, partout en France et ailleurs, pour se ressaisir d’une longue séquence répressive qui dure depuis plusieurs mois à Bure et qui se cristallisera quelques jours après : le 13 novembre, avec le délibéré de l’ubuesque et scandaleux procès du 16 octobre qui sera rendu par le Tribunal de Bar-le-Duc ; et surtout, le 14 novembre, avec une audience décisive à la Cour de Cassation pour exiger la levée des contrôles judiciaires de 5 personnes mises en examen pour « l’association de malfaiteurs » à Bure.

Un « contrôle judiciaire » ce sont des mesures créées en 1970 dans le droit français, pour qu’un juge puisse mieux garder la main sur des personnes suspectées. À Bure depuis leur mise en examen ou sous statut de témoin assisté dans l’instruction pour « association de malfaiteurs » en juin 2018, dix personnes – ami-e-s, camarades de lutte, membres d’associations – sont bannies de différentes portions du territoire meusien ou haut-marnais, pour certain.e.s interdites de sortir de France et… tout bonnement interdit-e-s de se voir et se parler ! Pour plusieurs années, tant que durera l’instruction. Le motif avancé ? Éviter qu’elles puissent harmoniser leurs versions des faits reprochés. La justice s’arroge donc le pouvoir de ruiner une relation entière pour éviter une petite discussion suspecte. Elle tue des amitiés pour contrôler un procès.

Calculer chaque déplacement et chaque rencontre, mettre en place des « gardes alternées » absurdes à chaque réunion, raser les murs la boule au ventre pour éviter de croiser une personne qu’on aime et ne pas nourrir les fantasmes policiers de la « cellule Bure », s’isoler en croyant se protéger… Peut-on imaginer plus perverse prison à ciel ouvert ? Utilisés de manière presque systématique à Bure dans d’autres procès contre les opposant.es, ces contrôles judiciaires sont un scandale absolu et le silence qui les entoure pour l’instant ne le rend pas moins assourdissant !

A samedi,

La CAB.

 

Amicale du Futur
31 Rue Sébastien Gryphe
69007 Lyon

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31 mars 2018 – Manifestation contre toutes les expulsions !

Samedi 31 mars 2018
Fin de la trêve hivernale
Appel à prendre la rue contre les expulsions !

La précarisation lente et progressive de couches de plus en plus larges de la population attaque de manière déchirante toutes les catégories les plus faibles de la société. Elle met en péril de plus en plus de familles, de personnes isolé·e·s, d’étudiant·e·s…, jusqu’à l’impossibilité de pouvoir payer un loyer ou même de trouver un toit. La baisse des APL en septembre dernier atteste suffisamment de la disposition du gouvernement sur la question sociale. Partout le 31 mars va signifier, avec la fin de la trêve hivernale, des opérations policières pour priver d’habitat des précaires et mal-logé·e·s.

31 mars, expulsion nulle part !

Dans la même « dynamique », les conditions d’accueil sur le territoire ne cessent de se durcir et le projet de loi « asile et immigration » porté par Gérard Collomb enfonce le clou. L’ouverture de bâtiments devient une nécessité vitale, en ville ou dans des universités, pour les exilé·e·s même mineur·e·s. Ainsi plusieurs occupations ont eu lieu pour soutenir et mettre à l’abri des familles sans toit ou migrants privés de logement dans de nombreuses écoles de l’agglomération, à l’université Lyon 2, mais aussi des bâtiments vides comme l’amphi Z, la maison Mandela ou la Trappe. La fin de la trêve hivernale renvoie à la rue de nombreuses familles et personnes.

Tout le monde déteste les expulsions !

Après la victoire historique du mouvement anti-aéroport dans la région de Nantes, le gouvernement veut contenir la propagation de la vague de luttes de territoire face aux projets destructeurs. A Bure, à Notre dame des landes ou plus proche comme à Roybon et l’A45, ces lieux sont également en danger.

Résistance à toutes les expulsions !

Cette année toutes les tentatives d’expulsions feront face à une opposition déterminée ! En ce mois de mars 2018, les luttes pour l’habitat résonneront au côté des luttes salariales. Des manifestations auront lieu dans plusieurs villes en France.

Manifestation à 10h30

de Charpennes (place Charles Hernu)

à rue Bourgchanin (Maison Mandela)

Puis à l’amphi Z :

L’après midi

Repas et fête des voisins avec divers ateliers: jardin (mise en culture des terres arables), ateliers sérigraphie, stand coiffure, des tournois de foot et de pétanque, des prises de parole et de la musique

En soirée, dès 18h : des concerts !

A l’appel de : Soutien à l’Amphi Z, la Maison Mandela, La trappe, Agir Migrant, Jamais sans Toit, Collectif ZAD Lyon, la Clique des Ami·e·s de Bure, des soutiens à la lutte de Roybon (anti Center Parcs), des soutiens à la lutte contre l’A45, des squats…

 

[Bure] Week-end du 3-4 mars : point sur la situation et premiers éléments du programme !

Voici un premier texte pour informer un maximum de monde sur la situation à Bure, le week-end du 3/4 mars, son programme, et quelques infos logistiques.

*Point de situation au 27/02*

Depuis le 22 février, après l’expulsion largement médiatisée du bois Lejuc, de nombreuses personnes ont continué à occuper les arbres en hauteur, à silloner et arpenter la forêt pour surveiller les gendarmes mobiles, à observer si des travaux débutaient, à ravitailler et soutenir les chouettes hiboux perché-e-s dans les cimes. D’autres se sont concentrées sur le suivi antirep pour tous-tes les camarades passées en vérif’ d’identité, en garde à vue, et pour les deux personnes actuellement en détention préventive. D’autres assurent un accueil de plus en plus large pour les personnes qui arrivent à la Maison de résistance, ou dans les différents lieux dans lesquels nous habitons tout autour. Et, surtout, prennent soin les un-e-s des autres après cette épreuve.

Pendant ce temps, la préfecture ne démilitarise pas la zone, et passe des arrêtés hallucinants pour interdire toute circulation autour du bois Lejuc… Lundi 26 février des camions et des pelleteuses ont été vu.e.s travaillant dans la forêt. Cela va probablement continuer dans la semaine. On essaie de vous tenir au courant de toutes les nouvelles via les actualisations régulières sur vmc.camp. La situation est extrêmement mouvante, donc revenez aux nouvelles souvent !

 

*Maintien du WE intercomités*

Au milieu de tout ça, la date des 3-4 mars tient comme une pierre au milieu du torrent ! Chaque jour nous nous organisons pour préparer l’accueil des centaines de personnes qui viendront ce week-end. La logistique du dodo est en route, ainsi que les cantines collectives. Il y a dans tout cela une bonne dose d’imprévu et d’improvisation, et toutes les énergies de l’autogestion sont et seront les bienvenues pour nous permettre d’organiser ce week-end, et la suite, et faire face à la violence de l’État et ses milices, suite à l’expulsion et au harcèlement policier permanent…

Le 22 février n’a pas été qu’une expulsion : ça a aussi été une chaîne de solidarité incroyable de plus de 70 rassemblements en France et en Europe. 300 personnes à Paris, 200 personnes en manif sauvage à Nantes ou Rennes, 20 personnes bloquant les trams pendant une petite demie-heure à Strasbourg, des vitrines d’EDF étoilées à Toulouse, des tractages sur les places publiques à Lons-le-Saunier, une photo de solidarité à Gorleben et Leipzig en Allemagne et Skouries en Grèce, et tant d’autres moments… De nouveaux comités de soutien créés en Vienne, dans le Finistère, à Metz, etc.  Le gouvernement a communiqué sur l’expulsion d’une « quinzaine » d’occupant-e-s du bois Lejuc mais ce sont des milliers de personnes qui sont sorties dans les rues partout… Ça ils ne pourront jamais l’expulser.

Le week-end du 3 & 4 mars, nous aimerions que ces comités, existants ou en cours de création, ainsi que toutes les personnes qui ont envie de lutter avec Bure partout où elles sont, puissent, à la manière qui leur plaît et si elles le désirent, manifester et visibiliser qu’elles luttent déjà avec Bure depuis de nombreux lieux, rendre tangible cette chaîne de solidarité… On suggère ici des pistes qui sont uniquement à prendre comme des invitations : par exemple, préparer des banderoles créatives symbolisant les villes des comités et les luttes qu’iels mènent (oules banderoles utilisées lors des rassemblements du 22 février), ou tout autres objets et symboles à cet effet, etc. Ou encore rapporter des combinaisons blanches, de la peinture, des beaux masques de hiboux personnalisés et customisés, etc. Nous appelons aussi les gentes qui vont venir à, autant que faire se peut, ramener des tentes, vêtements chauds, bottes, frontales, nourritures, etc, de quoi être un maximum autonome… Nous essayons de prévoir des couchages et logements pour tous-tes mais c’est bien si tout le monde assure au maximum au cas où nous sommes trop nombreux-euses…

Il y a également une première liste logistique des besoins matériels d’urgence : https://vmc.camp/2018/02/22/appel-a-materiel-suite-a-lexpulsion/ , qui sera complétée bientôt.

* Note sur la prise d’image et de son les 3-4 mars*

En venant ici, il faut prendre en compte que nous venons de vivre un épisode repressif très fort, où les forces de police cherchent à identifier les hiboux pour mieux les enfermer. Nous vous demandons donc votre compréhension lorsque nous exigeons de ne pas prendre d’images ni même de sons. Si c’est vraiment votre dada, contacter l’équipe automédia une fois sur place pour la rejoindre. Nous montrerons une tolérance nulle, par nécessité, à toute image ou tout enregistrement pris en dehors du cadre de l’automédia. Si vous avez de bons appareils que vous souhaitez mettre à disposition, ça pourrait nous intéresser.

*Programme général du WE*

Le déroulé du week-end est encore en train d’être discuté. Nous avions dit avant l’expulsion que nous voulions absolument prendre un temps de rencontres et discussions largement pour renforcer la lutte en France et en Europe, et nous comptons bien tenir ce temps là parmi toutes les autres choses.

Pour l’instant les premiers éléments du programme sont : 

Vendredi 2 au soir : accueil permanent dans la cuisine de la Maison de résistance de Bure (BZL) pour aider à la répartition des couchages, à l’inclusion dans les tâches d’autogestion etc. À 18h30, un premier temps d’accueil et d’information sera proposé avant de manger ! 

Samedi 3, en  matinée (À Mandres-en-Barrois) : rencontres et discussions entre les différents comités de lutte et les différentes personnes désireuses de soutenir la lutte à Bure. Le programme détaillé arrivera très vite. 

Samedi 3, après-midi : construction d’une vigie aux abords de la forêt.

Dimanche 4 : poursuite des activités du samedi !

Il y aura en parallèle du programme sans doute des quantités de choses pas annoncées, un peu de joyeux chaos, beaucoup d’improvisation. Quoi qu’il en soit, nous porterons (et vous encourageons à porter) une grande attention à ce que tout le monde puisse, au maximum, trouver une place et se sentir bien.

Nous vous attendons nombreux-euses lors de ce week-end (et avant, et après) !

On ne nous atomisera jamais !

Quelques hiboux de Bure.

Évacuation des opposant·es au projet d’enfouissement de Bure. Rassemblement ce jeudi soir devant la préfecture de Lyon (mise à jour à 13h30)

 

Le site de Bure https://vmc.camp/ est hors service. A Lyon, suivez sur https://rebellyon.info ou rhonenddl.wordpress.com

A Lyon, Rassemblement ce jeudi soir devant la préfecture  dès 18H

  • 13h13 Les opposant.e.s qui s’étaient barricadé.e.s sont conduit.e.s dans différents commissariats pour vérification d’identité.

     

  • 12h40 Deux personnes sont emmenées en garde à vue pour outrage.
    Bilan actuel : 5 personnes en garde à vue, et 5 autres emmenées pour vérification d’identité.
    Des copain-e-s sont toujours sur la mezzanine au niveau du dortoir et du freeshop.

     

  • 12h19 Des personnes sont emmenées dans le jardin et sont arrêtées.

     

     

  • 12h05 Une personne est mise en garde à vue dans la maison.
  • 11h45 – Les opposant-es sont bloqué-es sur la mezzanine de la Maison de Résistance. Perquisition en cours.
  • 11h30 Maison de résistance attaquée. Assiègée par les GM qui sont en train de défoncer la pour rentrer. Pas de perquiz mais action sous prétexte de violence sur GM devant la maison.
  • 10h35 – Les flics veulent rentrer dans la maison de la Résistance, font des sommations.

L’Etat a clairement choisi d’adresser un signal très fort partout en
France et ailleurs pour démultiplier la résistance, en choisissant le
passage en force. Alors que la trêve hivernale n’est pas terminée. Alors
que l’Andra ne pourra commencer aucun travaux dans le bois du fait de la
période de nidification à partir du 15 mars. Alors qu’un sac de noeuds
de recours juridiques et administratives ligote encore l’éboueur de
l’atome : recours administratif contre la propriété de l’Andra suite à
l’échange municipal du bois du 18 mai 2017 ; nécessité d’évaluation
environnementale prescrite par l’Autorité Environnementale en octobre
2017, etc l’Agence ne peut pas commencer ses travaux préparatoires comme
ça.. L’Etat répond par une opération d’expulsion surprise, avec un gros
dispositif, avec une propagande médiatique savamment huilée sur tous les
fronts dés le petit matin.

Le 20 septembre lors de la perquisition sur les différents lieux de vie
à Bure des dizaines de rassemblements avaient fleuri partout en France,
et des comités de lutte s’étaient créé dans la foulée. Nous devons
maintenant continuer de nous organiser sur place et partout en France.
Plus que jamais Bure doit être partout, faire partie de nous, nous
devons être des milliers maintenant à nous lever contre l’horreur
nucléaire et l’atomisation qu’iels nous préparent, et réagir.

APPEL À S’ORGANISER POUR DES RASSEMBLEMENT PARTOUT EN FRANCE À 18h

APPEL À CRÉER MASSIVEMENT DES COMITÉS DE LUTTE PARTOUT

APPEL À CONVERGER À BURE POUR CELLES ET CEUX QUI PEUVENT

Expulsion en cours à Bure, appel à rassemblement devant les préfectures ce soir à 18h. Appel à converger vers Bure pour celles et ceux qui le peuvent. (Suivi dans l’article)


CIGEO Papers de février 2017 : On y apprend que de nombreux techniciens et ingénieurs de l’ANDRA (l’agence française chargée de gérer les déchets radioactifs) ont de très fortes réserves sur la faisabilité du projet et des craintes sérieuses quant à de possibles accidents. https://blogs.mediapart.fr/yann-quero/blog/050218/cigeo-papers-vers-un-tribunal-de-l-environnement


  • 10h30 – Déploiement de flics avec flashball dans les rues du village de Bure, la police charge les opposant-e-s.
  • 10h10 – 3 fourgons, une dizaine de GM en ligne dans la rue de la Maison de la Résistance, avec flashball.
  • 9h45 – Des flics dans la Maison de la Résistance.

Après l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement n’entend visiblement pas arrêter de réprimer les militant·es qui s’opposent aux grands projets inutiles. Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, a annoncé ce matin (22 févirer) qu’il s’attaquait au dossier du centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo à Bure (Meuse).

Gérard Collomb a annoncé le début de l’opération d’évacuation des opposants au projet Gigéo. La méthode est étonnante puisque c’est par une tweet publié à 6h27 ce jeudi 22 février que le ministre de l’intérieur a fait son annonce.

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Fil chronologique de l’opération en cours

  • 10h30 – Déploiement de flics avec flashball dans les rues du village de Bure, la police charge les opposant-e-s.
  • 10h10 – 3 fourgons, une dizaine de GM en ligne dans la rue de la Maison de la Résistance, avec flashball.
  • 9h45 – Des flics dans la Maison de la Résistance.
  • 9h30 (InfoTraFlics) – Aucun barrage en cours, les routes pour arriver jusqu’à Bure sont ouvertes. Réquisition pour fouiller les véhicules et contrôler les identités des passagèr.es.
  • 9h20 – Drone au dessus de la Maison de la Résistance.
    Expulsion en cours du Grand Chêne.

Actualisation opération d’expulsion du bois lejuc

L’expulsion du bois se poursuit.

À la barricade nord : A priori la moitié des personnes à la barricade
Nord auraient été interpellées, 4 dont on n’a pas de nouvelles et le
reste aurait pu repartir avec vérification d’identité.

la totalité des gentes présentes à la vigie sud-est également. Il n’y a
pour l’instant pas de nouvelles de la vigie sud. Une partie des
personnes a pu se replier en sécurité.

Plusieurs personnes résistent actuellement dans les arbres, une
vingtaine de flics tout en bas.

Sur le chemin du Chauffour une dizaine de personne est encerclée.

À 08h15 camions militaires et bulldozers ont commencé à rentrer par la
vigie sud pour détruire les installations.

À 08H30 site vmc.camp inaccessible. Nous travaillons dessus et vous
tiendrons au courant par tous les réseaux d’informations. Relai sur
manif-est.info en attendant.

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  • 8h10 – Les flics commencent à détruire la barricade Sud. Deux bulldozers dans la forêt.
  • 7h35 – Réquisitions pour fouilles des véhicules et contrôles des passagers à Cirfontaines. Les seules routes bloquées sont celles qui mènent directement à la forêt -Ribeaucourt/Nord, Mandres/Sud.
  • Un hélicoptère tourne en permanence, voitures banalisées à Bure.
  • 08h00 – Les flics commencent à démonter la vigie Sud.
  • 7h05 – Deux camions au chauffour, sur la route entre la maison et le bois. des flics entre Ribeaucourt et Nord.
  • Pas de contrôles depuis Mandres, mais la route vers la forêt bloquée par deu fourgons de GM.
  • 6h35 – Ils embarquent des gens
  • 6h15 – 15 camions de GM passent. Les GM rentrent par les vigies sud, sud-est, nord

Le site fonctionne de manière intermittente, infos à suivre sur https://vmc.camp/ ou sur manif-est

Le site Reporterre recueille les premiers témoignages d’occupants des bois, dans les arbres.

Voici le témoignage d’un « hibou », recueilli au téléphone à 8 h par Reporterre :

« Ce matin, j’ai reçu un appel, et au même moment, j’ai vu de la lumière venir du sol. Je pensais que c’était des copains, et puis c’était les gardes mobiles au pied de l’arbre, à 6 h 30. Ils avaient des Maglight, des lampes très puissantes. Ils exploraient la forêt, les chemins tout autour, ils ont sécurisé la zone, comptaient le nombre de barricades, qui sont innombrables.

On est deux, dans le Grand Chêne, dans une cabane à 25 mètres de hauteur. On a relevé les cordes. Là, une équipe de cinq gendarmes mobiles sont au pied de l’arbre. Un hélicoptère tourne non stop. Je vois onze gardes mobiles, sans casque, qui nous surveillent et commentent ce qu’on fait, on les entend. Ils se cachent quand on prend des photos. Je vois aussi deux personnes gradées qui viennent d’arriver. Là, les gendarmes sont en train d’installer une caméra, pour nous filmer.

Il y a sept cabanes comme la nôtre dans le bois. »

Nous avons recueilli aussi les propos de « Sylvain », un habitant proche de Bure :

« C’est une surprise totale : on n’attendait pas d’expulsion avant la fin de la trêve hivernale. L’Andra ne peut lancer aucun chantier alors qu’on est en période de nidification des oiseaux, et il faut faire une étude d’impact avant tout nouveau défrichement. Et tous les recours ne sont pas épuisés.

Ce qui se passe est en totale contradiction avec ce qu’a dit Nicolas Hulot à l’Assemblée nationale il y a quelques mois : il ne voulait pas de brutalité et il voulait de la concertation. On devait voir Sébastien Lecornu (secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écoogique) vendredi !

On peut faire le parallèle avec Sivens : ils expulsent alors qu’on ne sait pas quelle est la situation juridique, puisque tous les recours ne sont pas épuisés. »

Les occupant·es et leurs soutiens appellent à se rendre le plus rapidement possible à Bure et à se rassembler ce soir, jeudi 22 février, devant toutes les préfectures de France.

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[Bure] Pluie de convocations à Bure !

Actualité sur Bure, la répression post-perquisitions fait rage…

INFORMATION À DIFFUSER LARGEMENT

En septembre dernier le juge d’instruction de Bar-le-Duc a supervisé une série de perquisitions opérées le 20 septembre 2017 dans le cadre d’une commission rogatoire suite aux dégradations commises à l’Hôtel- restaurant du site de l’Andra à Bure durant la semaine d’action de juin 2017.

Dans ce cadre, des enquêteurs de la Section de Recherche criminelle de la gendarmerie de Nancy mènent une enquête poussée qui s’étend plus largement aux événements antérieurs de l’été 2016, des 23 et 30 janvier 2017, du 18 février 2017, de mai 2017, de juin 2017, du 14 juillet 2017 et du 15 août 2017 et sans doute davantage. Depuis janvier 2017, les convocations en audition libre ou les citations à comparaître au tribunal se succèdent aléatoirement auprès de personnes dont les plaques d’immatriculation ont été relevées à l’occasion de ces événements, de personnes contrôlées ou conduites aux postes lors de contrôles routiers à différents moments de l’année, de personnes prétendument identifiées sur des photos, par leurs affaires perdues ou par des agents lors de journées de mobilisation, ou encore de militant-e-s associatifs en lutte contre le projet Cigéo.

Nous avons de bonnes raisons de penser que ces convocations vont aller en s’intensifiant au cours de l’année 2018 et qu’elles visent, à travers des enquêtes préliminaires liées aux plaintes en série déposées par des responsables de l’Andra ou des poursuites engagées à l’initiative du procureur de la république, à nourrir une procédure bien plus lourde destinée à étouffer la lutte avec sa judiciarisation et une intimidation policière (déjà très perceptible sur le terrain avec une présence constante et des coups de pression de la part des gendarmes mobiles). L’association de malfaiteurs est un cadre judiciaire maintes fois décrié, flou, fondé sur du délit d’intention et nourri par des présupposés sécuritaires du ministère de l’Intérieur. Sous couvert de convocation en audition libre ou en qualité de témoin, il s’agit progressivement de nourrir un dossier inconsistant au départ à à charge à l’arrivée. La méthode éprouvée en d’autres endroits est perverse et épuise les énergies, suscite les peurs, dissocie les militant-e-s avant de faire tomber un couperet judiciaire de milliers de pages quelques années plus tard, en resserrant le champ sur quelques obstiné-e-s considéré-e-s comme responsables en fin de course.

Face à cette répression de basse intensité, il est essentiel d’être solidaire-s contre la volonté de scinder le mouvement par les menaces, l’intimidation, de montrer notre cohésion au-delà de notre diversité d’opinions et de pratiques. C’est en communicant sur les convocations, en nous tenant informé-e-s les un-e-s les autres, en définissant collectivement nos lignes de défense et de résistance, en conservant notre farouche et joyeuse détermination à résister et en refusant de nourrir les fantasmes sécuritaires avec des déclarations en audition, que nous disperserons le fantasme d’une association de malfaiteurs, là où il y a surtout de notre part l’expression d’un furieux sentiment d’injustice et de révolte. Face une corruption organisée, institutionnalisée autour d’un projet radioactif qui progresse proportionnellement à l’omerta, la résignation et les mensonges scientifiques qu’il génère, nous ne nous laisserons pas atomiser, nous sommes nombreuses à vouloir vivre, créer et lutter ici, avec une vision politique et sociale qui va au-delà de la seule lutte antinucléaire !

Des chouettes hiboux de la legal team de Bure

EN CAS DE CONVOCATION OU D’INTERPELLATION

Contactez arr@riseup.net

* Si vous avez été contrôlé-e-s et/ou conduit-e-s au commissariat pour un délit quelconque autour de Bure

* Si vous êtes convoqué-e-s, afin que nous en discutions ensemble plutôt que vous restiez isolé-e-s face à cela

* Si vous avez été convoqué-e-s et auditionné-e-s par la police, pour que nous puissions déterminer ensemble des implications

* Si vous êtes convoqué-e-s devant un tribunal, pour une assistance juridique »

 

Si des personnes de la région lyonnaise sont concerné·es, n’hésitez pas à nous en faire part également, via mail ou formulaire de contact.