concert

Duval MC en concert à Lyon le 15 Juin !

Bonjour à toutes et tous,

le Collectif ZAD Lyon est heureux de vous inviter au super concert de Bing OW et DUVAL MC !
Cela se passe au Rafiot, à Lyon le jeudi 15 Juin à partir de 19h30 et jusqu’à minuit.

Extraits des deux artistes:
Bing OW: Souvenons-nous d’un futur sans factures /// La Mission
Duval MC: On désobéit /// ZAD Testet

Buvette et table de presse (ZAD, GPII, …) sur place !

L’argent récolté servira à défrayer les artistes et s’il en reste un peu après cela, il permettra d’approvisionner la caisse du collectif, utile pour acheter du matériel militant, soutenir les ZAD sur place ou localement, mais aussi pallier aux frais judiciaires…

Pour avoir l’adresse du lieu, n’hésitez pas à la demander par mail: concert15juin@riseup.net

Venez nombreux et nombreuses !

Affiche en A3 : cliquer ici,
Flyer en A6: cliquer là

sam 11 avril – CONCERT de SOUTIEN à Christian

organisé par l’association INOUGAV 69 le samedi 11 avril 2015 à partir de 19h30

à la ferme des Clarines (Thurigneux, 69440 Saint Maurice sur Dargoire)

avec la Salamandre (chanson rock), Djamila et son orgue de barbarie, chants de luttes avec la Barricade, la Ravachole et les Glottes rebelles, Chansons du ciel en bordure du vide et

entrée à 5 euros ou plus en soutien gratuit pour les enfants

bar et petite restauration

Le 20 février 2012, lors d’une manifestation pacifique, Christian est projeté au sol par les forces de l’ordre, et a une vertèbre fracturée et 5 mois d’arrêt. Christian est toujours en attente de procès mais des frais sont déjà engagés…

Contact Clara au 06 11 14 62 85 (après 17h)

IPNS, ne pas jeter sur la voie publique

NoTAV Lyon – 12 avril – Soirée de soutien – Concerts à Lyon

Soirée de soutien à Claudio, Chiara, Niccolo, et Mattia, activistes No-Tav incarcérés depuis plusieurs semaines en Italie sous accusation « d’activité à visée terroriste ».

Dans un squat lyon­nais, à partir de 18h (pour connaî­tre l’adresse du squat, envoyer sim­ple­ment un mail à : capar­ta­leau@riseup.net).

Samedi 12 avril soirée de soutien aux inculpés
no tav incarcérés pour terrorisme
18h : bouffe et projection film no tav « dracula»

Concert 21h :
Panika & renault c’est mort (punk)
laboucle (hip-hop / beat box)
l’ombre d’un doute (new-wave expé)
DJ marcato (italo -disco-electro)
+ guests surprises

Programmation :

18h00 : ouver­ture des portes avec un repas à prix libre ainsi qu’une pro­jec­tion du docu­men­taire « Draquila, L’Italie qui trem­ble » de Sabina Guzanti. Partant de la catas­tro­phe que fut le trem­ble­ment de terre ayant eu lieu à L’Aquila en 2009, ce docu­men­taire est une enquête sur la poli­ti­que de ges­tion de cet événement par la Protezione Civile dépeinte comme un « bras de l’état » opé­rant au-dessus des lois et ten­tant, par ce biais, de deve­nir une société privée par actions.

Vers 21H00 : Concert (prix libre) à toute vitesse avec Panika (ska-punk), Renaut c’est mort (reprise punk de Renaut), La Boucle (Hip-hop, human beat­box), Steven Marcato (Italo Disco), L’ombre de la route (New wave expé­ri­men­tal) + guest elec­tro.

Et sinon sur place : info-kios­que, chill out, bar à cock­tails, et peut-être même des frites et des crêpes…

Le mou­ve­ment No-Tav : le point où nous en sommes

Pour les quel­ques un-e-s qui ne le savent pas encore, la lutte No-Tav repré­sente toutes les formes d’oppo­si­tions à l’édification d’un nou­veau réseau ferré à grande vitesse entre Lyon et Turin. Il ne s’agit pas d’une nou­velle lubie des pou­voirs euro­péens puis­que la logi­que d’inter-connec­ter toutes les gran­des métro­po­les euro­péenne entre elles, par le biais du TGV date de plus de 5O ans. Nous pou­vons tous le cons­ta­ter, la métro­pole étend ses ten­ta­cu­les sur l’ensem­ble des ter­ri­toi­res, des villes jusqu’aux cam­pa­gnes. Tout devient amé­na­ge­ment et restruc­tu­ra­tion de l’espace, avec comme étendard le pro­grès et la démo­cra­tie, censés nous garan­tir la légi­ti­mité et le bien-fondé des pro­jets.

Heureusement que l’on ne se laisse pas apla­tir par le rou­leau com­pres­seur, que la lutte s’orga­nise, et que la vie reprend le dessus.

La vallée de Susa, dans la région du Piemont coté ita­lien abrite depuis une ving­taine d’années le cœur de la contes­ta­tion contre le TGV. La joie et la force de la lutte ont conta­miné les habi­tants de la vallée, empor­tant avec elles de nom­breux triom­phes, par­fois célè­bres, comme la reprise du chan­tier de Vénaus en 2005, mais également des vic­toi­res du quo­ti­dien, aux grées des ren­contres, des moments de vies, des assem­blées, des repas, ou des cam­pings d’été.

Le sen­ti­ment que la défaite contre le train est impos­si­ble flotte dans cette vallée, comme si la pro­messe de ne jamais lâcher, et de rester en lutte ensem­ble, garan­tis­sait une vic­toire éternelle.

Bien que cette lutte prenne son essence dans la défense d’un ter­ri­toire, la vallée de Susa, a également su conta­mi­ner toute l’Italie. Partant d’une lutte locale s’oppo­sant à un projet bien par­ti­cu­lier, le mou­ve­ment No-Tav voit plus loin en s’atta­quant à la légi­ti­mité des pou­voirs publics, des inté­rêts privés des gran­des entre­pri­ses, de la Mafia, la police, la crise… En bref, un sys­tème qui nous écrase, impli­quant des vies sur les­quel­les nous n’avons plus for­cé­ment prises.

En outre, le mou­ve­ment a su com­pren­dre en son sein la mul­ti­tude des formes de luttes, du sit-in sur des auto­rou­tes, en pas­sant par des pic-nics dans les vignes, jusqu’aux atta­ques et sabo­ta­ges du chan­tier.

Et c’est cela que les pou­voirs crai­gnent le plus, une lutte popu­laire qui porte en elle des per­cep­ti­ves révo­lu­tion­nai­res. A cela l’État ita­lien répond par une san­glante répres­sion, aux mesu­res de poli­ces et de jus­ti­ces excep­tion­nel­les. Il use également d’une stra­té­gie média­ti­que désor­mais lar­ge­ment connue qui consiste à tenter de divi­ser le mou­ve­ment en créant la figure du gentil oppo­sant contre celle du « cas­seur ». Tentative de neu­tra­li­sa­tion que la lutte a tou­jours réussi à faire voler en éclat, sym­bo­lisé par le désor­mais célè­bre slogan : « Siamo tutti black block ».

Au fur et à mesure des années, les Notav doi­vent faire face aux nom­breu­ses peines de prison fermes, aux assi­gna­tions à domi­cile, inter­dic­tions de séjour dans la vallée, voire d’Italie pour les étrangers, des amen­des et frais de jus­ti­ces, sans comp­ter la Digos (police poli­ti­que ita­lienne par­ti­cu­liè­re­ment balaise en ren­sei­gne­ment) cons­tam­ment sur le dos des mili­tants. Cela ne suf­fi­sant pas à calmer la déter­mi­na­tion des No-Tav, l’État ita­lien, dis­pose d’une arme lourde dont il n’hésite pas à faire usage : « les mesu­res anti-ter­ro­ris­tes ». Déjà le 5 mars 1998, Silvano Pelissero, Edoardo Massari dit “Baleno” et María Soledad Rosas dite “Sole”, sont arrê­tés et incar­cé­rés à la prison de Turin des Valettes sur­nom­mée le « Bunker ». Ils sont accu­sés d’acti­vi­tés sub­ver­si­ves à visées ter­ro­ris­tes pour avoir pré­ten­du­ment sabo­ter des engins de chan­tier du Tav. La prison dans laquelle ils sont déte­nus n’est pas sans his­toire puis­que c’est celle cons­truite dans le but d’enfer­mer et de juger (car la prison est dotée d’un tri­bu­nal interne) les grou­pes armés révo­lu­tion­nai­res des années 70 ainsi que les grands mafieux ita­liens des années 90. Depuis elle ne fut plus uti­li­sée jusqu’aux incar­cé­ra­tions des Notav. Quelques jours plus tard, Baleno se sui­cide le 28 mars 1998 dans sa cel­lule. Le 11 juillet de la même année, son amie Sole se sui­cide à son tour. Alors que les pro­cu­reurs décla­rent qu’il y a des preu­ves irré­fu­ta­bles de culpa­bi­lité au moment des arres­ta­tions, ils seront acquit­tés a leur procès, à titre pos­thume.

Aujourd’hui la répres­sion anti No-Tav ne fai­blit pas et c’est au tour de Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio , de se manger les mesu­res anti-ter­ro­riste lors des arres­ta­tions du 9 décem­bre 2013. On leur repro­che d’avoir dans la nuit du 13 au 14 mai, avec une tren­taine de per­son­nes, par­ti­cipé à une atta­que du chan­tier entraî­nant du sabo­tage de machine. Ces accu­sa­tions, qui enlè­vent la pos­si­bi­lité d’obte­nir des mesu­res d’amé­na­ge­ment de peine, impli­quent un temps de prison pré­ven­tive très long, et elles mena­cent de se trans­for­mer en condam­na­tions qui pour­raient dépas­ser les 20 ans de prison si les chefs d’inculpa­tion devaient rester les mêmes lors du procès. Tout d’abord incar­cé­rés dans le « Bunker » de Turin, ils furent trans­fé­rés à Rome (pour Chiarra), Alessandria (pour Mattia et Niccolo), et Ferrara (pour Claudio). Le choix de ces trois prison n’est pas un hasard puisqu’il s’agit de pri­sons de haute sécu­rité.

Aujourd’hui la lutte Notav s’étend donc jusque dans les pri­sons, face à l’achar­ne­ment de l’Etat ita­lien à défen­dre jusqu’à la mort son projet. Les avo­cats et les frais de jus­tice sont très coû­teux c’est pour cela que le mou­ve­ment a mis en place une caisse de soli­da­rité No-Tav pour les arrê­tés de la lutte No-Tav. Son fonc­tion­ne­ment est simple :

Les béné­fi­ces de la soirée du samedi 12 avril iront à cette caisse. Si vous dési­rez sou­te­nir les inculpés direc­te­ment voici les coor­don­nées ban­cai­res de la caisse de soli­da­rité :

Intestazione : FRANCESCA CAMICIOTTOLI IBAN : IT27A0316901600CC0010722513 BIC/SWIFT:INGDITM1

En outre si vous sou­hai­tez appor­ter un sou­tient moral aux incar­cé­rés vous pouvez leur écrire aux adres­ses sui­van­tes :

• Chiara Zenobi : Casa Circondariale Rebibbia vaia Bartolo Longo, 92 00156 *Roma*/ • Claudio Alberto : Casa Circondariale Via Arginone, 327 44122 *Ferrara*/

• Mattia Zanotti et Niccolò Blasi : Casa di Reclusione Via Casale San Michele, 50 15100 *Alessandria*/

Les actions qui don­nent lieu à la cri­mi­na­li­sa­tion des Notav font partie pre­nante du mou­ve­ment et sont assu­mées comme telles. Parce qu’elles sont prises dans un quo­ti­dien en résis­tance qui conti­nue à ryth­mer la vie dans la vallée. Parce que cela fait long­temps que beau­coup de monde là-bas admet l’effi­ca­cité d’actions telles que les sabo­ta­ges et les actions direc­tes.

Voyons nous samedi pour en parler d’avan­tage, pour manger ensem­ble et danser, pour réchauf­fer l’atmo­sphère, réchauf­fer ce même air que l’on peut encore res­pi­rer à l’inté­rieur comme à l’exté­rieur, et qui attise sans aucun doute les incen­dies à venir.

A sara dura !

 

Source : http://rebellyon.info/?Soiree-No-Tav-le-12-avril-2014

Pour le lieux vous pouvez aussi nous contacter par tel ou rhonenddl@riseup.net