répression

NDDL – lourde condamnation… mais le prevenu s’est envolé !!!

Rapide compte-rendu du procès de G. le 16/07/14, inculpé pour dégradations lors de la manif du 22/02 contre l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et contre son monde… Cette fois-ci le verdict, extrêmement lourd, dépasse même le réquisitoire (et l’entendement).

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« Ni juges ni prisons n’arrêteront nos rebellions » : rassemblement NDDL 2013 – photo : Val K / collectif Bon Pied Bon Oeil

Plus d’une centaine de personnes sont venues en soutien à G. qui passait en procès pour « dégradations » lors de la manifestation du 22 février 2014 à Nantes.
Normalement, 40 étaient légalement autorisées à assister au procès : seules 28 ont pu rentrer.
Les seules « preuves » fournies sont 2 photos avec des boucles d’oreilles (dont une photo a été reconnue « retouchée »)

Après un réquisitoire lourd de 1 an de prison ferme avec mandat dépôt (incarcération immédiate) se basant sur un passif  « chargé »…  le prévenu, sans attendre, s’est envolé pendant la pause… à bicyclette ! 

Verdict très lourd, dépassant le réquisitoire, un mandat d’arrêt en court pour :
+ 18 mois de prison : 1 an ferme + 6 mois sursis
+ 20.000 € de dommages et intérêts (agence de voyage Fram ?)
+ 900€ d’amende
+ mise à l’épreuve de 3 ans avec obligation de travailler
+ 3 ans d’interdiction de port d’arme
+ 2 ans d’interdiction de territoire en Loire-Atlantique
+ 3 mois d’interdiction de manif

G. avait « bénéficié » d’un report de son procès le 27 juin : voir ici : http://nantes.indymedia.org/events/29817
Il avait écrit une lettre pendant sa préventive : https://zad.nadir.org/spip.php?article2529

Rassemblement Nantes du 8 juillet au TGI

- un récit du rassemblement d’hier à lire ici : Nantes : procès de S. inculpé suite à la manif du 22fév. – quand la violence policière se prolonge au tribunal

- 2 vidéos dans les mèrdias, de la répression et la violence policière hier devant et dans le tribunal a nantes. Le peuple n’as plus rien a dire, l’état & « la justice » à déclarer la guerre a ceux qui n’obéissent pas, le dialogue et la démocratie est morte.

Plus d’infos sur : http://zad.nadir.org/spip.php?article2534 ( infos du 7 au 13 juillet ) .

Incroyable : une « prime pour résultats exceptionnels » attribuée aux policiers engagés dans le maintien de l’ordre de la manifestation anti-aéroport du 22 février !

Faut-il considérer comme un « résultat exceptionnel » les tirs aux visages ayant rendu infirmes à vie trois jeunes gens ? Faut-il rappeler que les violences volontaires provoquant une infirmité permanente sont considérés comme des crimes par le code pénal ? Et même comme des crimes doublement aggravés, passibles de 15 ans de prison, s’ils sont commis avec arme et par des fonctionnaires ? Monsieur Valls est trop bon.

Quant au bon sens populaire, au nom de qui la violence policière est ainsi déchaînée, il n’est pas certain qu’il y retrouve son compte.

Car comment qualifier la performance d’une armada de plusieurs centaines de policiers, dont un très grand nombre infiltrés en civil parmi les manifestants, qui ne sont pas parvenus à empêcher des destructions matérielles qui ont tant indigné la presse, ni même arrêter un seul « casseur » ?

A moins qu’en haut lieu, on considère que c’était une performance de laisser faire un incendie pour faire le buzz à la télé et permettre au ministère de discréditer les manifestants anti-aéroports ? Tout en testant la capacité de résistance démocratique de la société française en systématisant les tirs au visage sur des innocents ?

Pour dénoncer l’usage du flash-ball et réclamer une commission d’enquête parlementaire, entre autres sur les faits du 22 février 2014, signez en ligne une pétition très importante : http://27novembre2007.blogspot.fr/2014/06/lancement-de-la-petition-nationale.html 

 

 

Source :

OBSLAB, OBServatoire et LABoratoire de la démocratie locale

http://obslab.blogspot.fr/2014/06/incroyable-une-prime-pour-resultats.html

27 Juin – Rassemblement contre la répression à Notre-Dame des Landes + Textes du collectif de soutien

Après les nombreux procès qui s’accumulent suite à la manifestation du 22
février, voici :
– un texte qui présente la situation
– un texte qui reprend quelques éléments juridiques des procédures
– l’affiche d’appel au rassemblement du 27 juin devant le tribunal

Merci de les faire circuler le plus vite possible. Il faut réagir vite et
massivement !
Textes :   « Répression 22 Février               Solidérité !
Collectif Soutien aux Inculpés du 22 février
repression22fevrier@riseup.net

 

Liensur le même sujet  ZAD.nadir.org : http://zad.nadir.org/spip.php?article2475

 

Nddl – Appel à manifestation et à actions décentralisées de solidarité contre la répression du mouvement anti-aéroport

Ci dessous, l’appel du comité de soutien à Enguerrand, militant anti-aéroport condamné le 1 avril 2014 à un an de prison ferme pour avoir jeté un fumigène le 22 février.

Dans le cadre de la répression contre les manifestant-e-s du 22 février à Nantes, Enguerrand a été perquisitionné et interpellé à l’aube du 31 mars. Il est passé en comparution immédiate à sa sortie de garde à vue le 1er avril, avec d’autres inculpés.

Le Juge Tchalian, malgré une enquête bâclée, à prononcé un an de prison ferme contre Enguerrand. Deux fois la peine requise par la procureure. Une sanction politique, écrite à l’avance.

Sa fille de 1 an n’a même pas pu dire au revoir à son père avant qu’il soit envoyé en cellule.

Pas de Justice, pas de Paix ! Liberté pour tou-te-s !

Contact : soutien.enguerrand(AT)riseup.net

L’appel publié sur Indymedia Nantes:

Flics, juges, matons : bas les pattes !

Le 22 février, plus de 50 000 personnes se rassemblaient à Nantes pour la plus grande manifestation du mouvement anti-aéroport. Déclarée illégale par la préfecture, elle s’est rapidement heurtée à un dispositif répressif ahurissant : Des centaines de policiers surarmés encadraient le cortège tandis qu’un immense mur anti-émeute barrait pour la première fois de l’histoire des luttes nantaises le cours des 50 otages. Les politicien-ne-s et leurs médias ont parlé de « saccages » et de « dévastations », déplorant la violence qui s’est exprimée après que certain-e-s manifestant-e-s aient tenté de passer par le parcours prévu initialement.
Cependant, le pouvoir et ses complices se gardent bien de rappeler la férocité extrême de la répression qui s’est abattue sur la manifestation. Le 22 février, des centaines de personnes ont été atteintes par les armes policières. Au moins trois d’entre elles ont perdu l’usage d’un œil suite à des tirs de flashballs. Beaucoup ont respiré des gaz lacrymogènes, été sonnées par des grenades assourdissantes, blessées par des grenades de désencerclement ou repoussées par des canons à eau.

Quelques semaines plus tard, le 31 mars, les médias annonçaient triomphalement un premier « coup de filet » suite aux investigations d’une cellule d’enquête spéciale. Neuf camarades ont été perquisitionnés et arrêtés à l’aube. Deux ont été immédiatement relâchés, l’un d’eux n’était même pas à Nantes le jour de la manifestation. Quatre ont été jugés en comparution immédiate, sans avoir pu préparer leur défense. La lourdeur des condamnations peine à masquer le vide des dossiers – les seuls éléments véritablement à charge étant les aveux des prévenus. Trois d’entre eux ont été condamnés à des peines de prison ferme. Lors de cette parodie de procès, le juge Tchalian n’a pas hésité à doubler les réquisitions du parquet pour jeter notre camarade Enguerrand directement en prison. Un an ferme pour quelques pavés et fumigènes.

La répression policière et judiciaire à laquelle le mouvement contre l’aéroport et son monde a été confronté le 22 février et les semaines qui ont suivies n’a qu’un seul but : terroriser ceux et celles qui se révoltent et entrent en lutte contre l’emprise du capitalisme sur les espaces dans lesquels nous vivons. Il s’agit d’atteindre le mouvement social dans sa chair et dans son âme, d’en mutiler ou d’en emprisonner certain-e-s pour mieux atteindre tou-te-s les autres. Les condamnations et les mutilations du 22 février ne sont pas de simples applications de la loi ou de techniques de maintien de l’ordre : elles sont hautement politiques. Ce véritable terrorisme d’État est un coup de semonce qui exprime clairement ce qui attend ceux et celles qui lui résistent.
Aujourd’hui, ce sont Enguerrand, Quentin, Damien, Emmanuel, Philippe, J. et G. qui sont touchés. Cela aurait pu être n’importe lequel d’entre nous. Le simple fait de participer à une manifestation justifie pour l’État et sa « justice » la perte d’un œil ou l’envoi en taule.

La violence de la répression que nous subissons ne doit en aucun cas entamer notre détermination – nous ne ferions que leur donner raison. Le meilleur soutien que nous puissions apporter à nos camarades blessé-e-s et emprisonné-e-s, c’est bien de continuer le combat. Notre lutte n’a jamais été aussi puissante, et nous n’avons jamais entrevu de si près un avenir libéré du béton. Aujourd’hui plus que jamais, il s’agit de ne rien lâcher contre l’aéroport et le monde qui le produit.
Face au pouvoir assassin qui mutile et emprisonne, nous avons une arme qu’il ne peut pas nous enlever. Dans une lettre datée du 8 avril, Enguerrand déclarait : « La force de la solidarité militante est implacable. » – et de fait, nous lui donnons raison. Les marques de soutien aux blessé-e-s et aux inculpé-e-s de la lutte sont d’ores et déjà nombreuses et disparates, à l’image de la diversité des composantes du mouvement. Le nombre des actions possibles est infini. Organiser un concert ou une collecte pour soutenir matériellement les inculpé-e-s et leurs proches. Appeler à une manifestation (pacifiquement casqués ?) pour exprimer sa révolte face aux crimes policiers. Recouvrir les murs de sa ville de peinture ou d’affiches pour que personne n’ignore ce qu’il se passe …

Toute initiative est la bienvenue pour apporter un peu de réconfort à nos camarades et rappeler au pouvoir notre rage et notre détermination. Face au silence complice du spectacle médiatique, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour rendre au mot « justice » sa véritable signification. Nous encourageons avec ardeur toute action de solidarité contre la répression du mouvement anti-aéroport – qu’elle soit collective ou individuelle, à Nantes comme ailleurs, aujourd’hui comme toujours.

Pas de justice, pas de paix !
Solidarité avec les blessé-e-s et les inculpé-e-s !
Non à l’aéroport et son monde !

MANIFESTATION
Samedi 17 mai 2014
15h – Préfecture de Nantes

Appel ouvert à tous les collectifs et organisations qui s’y reconnaîtront.

Liste provisoire : Comité de soutien à Enguerrand, Collectif de l’université de Nantes contre l’aéroport, SLB UL-Naoned, …

Pour écrire au comité de soutien à Enguerrand ou signer cet appel : soutien.enguerrand(AT)riseup.net