testet

2 juin – Soirée bilan des ZADs – Proj/débats Dance et repas partagé

Le Collectif ZAD Lyon vous invite à une soirée sur le thème des ZADs :
le Mardi 02 Juin dès 17H au Kutsac à Lyon/Villeurbanne
Ce sera une occasion pour les Lyonnai-se-s de faire le point sur les luttes avec occupations de Terres contre les grands projets inutiles et nuisibles.
Il nous semblait important de proposer un temps de réflexion sur :AFFICHE2JUIN2
(suite…)

Testet – Reportage de VICE – Les écolos-activistes reçoivent la police

A la date ou je relaie cette vidéo, la ZAD du Testet a été expullsée.

Militant French Eco Activists Protest Deforestation Fight for the Forest…C’est l’intitulé de cette vidéo produite par Vice News (New York) avec l’envoyé spécial Jake Hanrahan qui s’est rendu dans la « Zone à Défendre du Testet » à la rencontre de militants qui luttent pour préserver la forêt de Sivens.
Bouteilles de gaz, zones piégées, cocktail Molotov…. Le « comité d’accueil » des gentils et pacifistes écologistes à l’attention des forces de l’ordre est ici mis à l’honneur…
Difficile donc de penser que face à ce comité d’acceuil trés agressif la police n’ait pas eu à se défendre violemment pour rétablir l’ordre…
Ces images évidemment nous ne les verrons jamais dans nos medias mainstream.
Le barrage de Sivens est un projet controversé de barrage sur le cours du Tescou, un affluent du Tarn dans le bassin de la Garonne. Le lac de barrage correspondant permettrait la constitution d’une réserve d’eau d’un volume de 1,5 million de m3. L’impact du projet de retenue réside dans la submersion de 12 ha de la zone humide du Testet et dans le risque de disparition de 5 ha de zones humides à l’aval de la retenue. Les mesures compensatoires prévoient de restaurer une superficie totale de 19,5 hectares.
Le 25 octobre, Rémi Fraisse, un manifestant, est tué en marge d’affrontements entre les forces anti-émeutes et les manifestants contestant le projet du barrage. Après cette mort, le projet est suspendu…
(Tarn)

Le 21 février, toutes et tous à Toulouse !

21ToulousetoulouscitywebManifestation nationale en soutien aux ZAD et contre le monde des bétonneurs.

Le 22 février 2014, 50 000 personnes se rassemblaient à Nantes contre l’aéroport et son monde. La manifestation populaire d’une ampleur exceptionnelle, a cependant dû faire face à la provocation policière et à de violentes mesures de répression. Parmi les blessé-e-s, 3 personnes ont perdu l’usage d’un œil suite à des tirs de flashball.

Nous sommes nombreu/ses/x à vouloir marquer la date du 22 février comme nouvelle étape dans la lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et de tous les projets funestes.

Une ZAD est un territoire où des individus décident de se passer des institutions pour construire leurs vies. Elle se constitue comme « zone à défendre », mais ses perspectives et sa raison d’être sont en réalité offensives car elle est aussi le lieu pour une opposition résolue au grand saccage de l’environnement, où peuvent s’expérimenter des relations humaines en dehors de l’utilitarisme économique et de la violence industrielle.

La véritable force des ZAD se trouve dans la capacité à porter déjà pratiquement l’ébauche d’une autre organisation possible de la vie en société, conception de la vie incompatible avec l’idéologie dominante.

Un an après la manifestation de Nantes, les déclarations va-t-en-guerre contre les opposants restent inchangées.

Malgré la mort de Rémi Fraisse et les mobilisations qui ont suivi, malgré la multiplication des zones à défendre contre la voracité des bétonneurs et quelques succès judiciaires, nous entendons toujours le même couplet mortifère :

Les occupants seront évacués, les travaux reprendront et tout rentrera dans l’ordre.

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Des miliciens bloquent les entrées à la Zad du Testet !!

Tant qu'il y aura des bouilles

Réunion de crise à 12h30 à Gaillac. adresse sur smsBouilles ou tél infoZad.

[12h] Un camion de pompier venu parce qu’un occupant a fait un malaise a été empêché pendant 1/4 d’heure d’accéder à la vallée par les miliciens, sous le regard débonnaire des gendarmes.

Autre info : les para-militaires en quad et 4×4 seraient payés par des agriculteurs, c’est qu’on a pu recueillir comme info ! On a donc raison de les appeler des miliciens en bande organisée ! Ils circulent librement, s’en prennent aux gens qui viennent dans la vallée, librement.

Aux zad militants !! Appel à tous les médias honnêtes, aux auto-médias, aux gens en soutien à venir constater le blocage en force de la Zad par des milices en tenue de chasseur avec la complicité des Gardes Mobiles. Soyez groupés et calmes, en face ils cherchent la bagarre.

Depuis 9h30 ce dimanche des dizaines de pro-barrages…

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José BOVE : « Ouvrage public mal planté ne se détruit pas » Humanite.fr

Barrage de Sivens, Aéroport NDDL, stade OL-Land d’utilités publiquee ?

Pour une réforme de l’utilité publique. Propos de J. Bové sur l’Humanité.fr  »

Comment sortir, au mieux, de la crise à Sivens ? »

Retrouver le texte originel et les contributions des autres débateurs

Un Etat pris en faute

A l’origine du conflit de Sivens est la défaillance grave de l’Etat dans la gestion du dossier quant aux procédures et moyens juridiques utilisés comme dans l’acharnement policier pour imposer la destruction de la zone humide. Le Conseil Général, soutenu par le Préfet et donc le Ministre de l’Intérieur, ont délibérément construit une spirale de violence qui a conduit, le 26 octobre, à la mort de Rémi Fraisse. Ce drame a émut l’ensemble de notre société et impose de remettre en cause les procédures de décision et d’imposition de ce type de projet.

En 2013, la Préfète du Tarn signe la Déclaration d’Utilité Publique pour les travaux relatifs au projet de retenue d’eau de Sivens et aux mesures compensatoires. En septembre 2014, grâce à la mobilisation, deux experts mandatés par la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, remettent en cause l’intérêt et le dimensionnement du projet. L’Etat se dédie lui-même. La sacro-sainte DUP, qui ne tolère jamais de remise en cause, est bien mise à mal.

Seule la vigilance citoyenne a permis de mettre au jour d’un côté les incohérences du projet (le nombre d’agriculteurs concernés, le financement de l’investissement et du fonctionnement du projet, la faiblesse des mesures compensatoires) et de l’autre de proposer des alternatives pour soutenir l’agriculture paysanne et préserver l’eau. Ces remarques n’ont jamais été notées dans le rapport du Commissaire enquêteur. Il reste aujourd’hui à en tirer les conséquences pour le fonctionnement de notre démocratie.

Défaillance de la démocratie

Notre démocratie représentative est en crise. La démocratie locale n’y échappe pas, bien au contraire, car elle reste figée et non partagée. N’en déplaise aux élus du Tarn, le mot Michel Debré selon lequel « la démocratie, c’est on vote tous les sept ans pour un président et entre les deux, on ferme sa gueule » ne fonctionne plus.
Ainsi la légalité d’un projet ne va pas forcement de paire avec sa légitimité, quand les citoyens constatent qu’il ne répond pas à l’intérêt général.

L’impossibilité de détruire un ouvrage public

« Ouvrage public mal planté ne se détruit pas » dit l’adage du droit administratif. On ne touche donc plus à un équipement même si les tribunaux ont conclu à son inutilité ou à une défaillance dans la procédure de construction. Mais votre maison, elle, peut être détruite si le permis de construire n’a pas été intégralement respecté. Ce n’est pas compréhensible !
Pas besoin d’aller bien loin de Sivens, pour constater cette aberration. Le barrage de Fourogue, situé près de Carmaux et toujours dans le département du Tarn, est construit à la fin des années 90, avec le même usage annoncé de l’eau à savoir étiage et irrigation. La Compagnie d’Aménagement des Coteaux Gascogne (CACG), est à la manœuvre. Malgré la décision du tribunal administratif qui ordonne l’arrêt du chantier, décision confirmée en cour d’appel, les travaux sont menés à terme et l’ouvrage fonctionne aujourd’hui en toute illégalité.
A Sivens, la CACG est encore dans le coup et de nouveau juge et partie. Elle a réalisé les études de dimensionnement et est maître d’œuvre du chantier.
L’irréversibilité des travaux et les conflits d’intérêts qui entachent le projet légitiment de fait l’occupation du site par ses opposants pour bloquer le chantier et ouvrir le débat sur les alternatives. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait au Larzac, il y a quarante ans, dans la non-violence, en restant dans les fermes expropriées ou en installant des paysans pour squatter les bâtiments vendus par des spéculateurs à l’armée.

Pour une réforme de l’utilité publique

La société civile, l’expertise plus horizontale des associations doivent s’approprier le débat public. Après Notre-Dame-des-Landes, Sivens et tant d’autres projets inutiles et imposés, le processus de l’utilité publique doit être remis à plat. Cela passe notamment par l’intégration des populations concernées par les projets, le bannissement des conflits d’intérêt ou encore le contrôle de conformité aux directives européennes en amont.

http://jose-bove.eu/tribune-l-humanite-ouvrage-public

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