zad

Photo du rassemblement de soutien à Maxime



Malgré la pluie et l’appel tardif, plus de 50 personnes se sont réunies ce mercredi 30 Mai en soutien à Maxime.
Pour qu’enfin cesse les mutilations et les blessé·es graves de la part de l’État, désarmons la police et la gendarmerie !

Publicités

Rassemblement Mercredi 30 mai pour Maxime, amputé de la main à la ZAD

Rassemblement à 18h, Place Raspail, en soutien à Maxime, mutilé par une grenade explosive GLI-F4 sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes le 22 Mai 2018.
Venez nombreux et nombreuses, si possible muni·e·s d’un gant rouge à la main droite.

Des collectifs, victimes et familles de victimes de grenades appellent à des rassemblements à Nantes et dans toutes les villes pour Maxime et pour la suppression des grenades.

Mercredi 30 mai – Rassemblements à Nantes et dans toutes les villes pour Maxime et pour la suppression des grenades

À Lyon, rdv 18h Place Raspail, ganté·e·s de rouge
Pour maxime et pour la suspension définitive de toutes les grenades explosives, rassemblons-nous !

 

Les mois d’avril et mai derniers, les expulsions sur les terres de la zad à Notre-Dame-Des-Landes signifiaient des milliers de gendarmes, de tirs tendus, et d’affrontements.
Mardi 22 mai, Maxime, un jeune de 21 ans étudiant à Lille, a eu la main littéralement arrachée par l’explosion d’une grenade, tirée par les forces de l’ordre.

Peu importe qu’elle soit lacrymogène, instantanée, assourdissante, à effet de souffle, à effet psychologique, à effet combiné, modulaire, offensive ou de désencerclement.
Peu importe le nom donné à cette grenade : une grenade est une grenade.
Et peu importe également ce que Maxime a fait pour que cette grenade lui explose dans la main. Jamais cette grenade n’aurait dû être lancée, ni dans sa direction ni ailleurs, car nous ne sommes pas sur un terrain de guerre.

  • Il y a quatre ans, Rémi Fraisse mourrait à cause d’une grenade qui avait déjà emporté Vital Michalon 37 ans avant lui.
    Cette grenade-là a été suspendue, mais l’État a jugé pertinent alors de sauver celle qui aujourd’hui a mutilé Maxime et d’autres avant lui.
  • Edouard W. a eu la main arrachée par une GLI F4 le 25 janvier 2001 à Lille lors d’une manifestation de pompiers.
  • Pascal V. a eu les orteils arraché par une GLI F4 le 29 janvier 2009 à Saint Nazaire lors d’une manifestation pour les retraites.
  • Mickaël C. a eu la main arraché par une GLI F4 le 26 octobre 2013 à Pont de Buis lors d’une manifestation des bonnets rouges contre les bornes écotaxe.
  • Robin P. a eu une partie du pied arrachée par une GLI F4 le 15 août 2017 près de Bure lors d’une manifestation contre l’enfouissement de déchets nucléaires.

Il perpétue ainsi cette fameuse doctrine française du maintien de l’ordre, le « savoir-faire à la française » qui permet à la France de faire le commerce juteux de ses armes de mort dans le monde entier.
Mais nos champs, nos forêts, nos rues et nos quartiers ne sont pas des champs de tir.
Combien de visages déjà défigurés par les flashballs et autres grenades ?
Combien de traumatismes, combien d’éclats dans les chairs de nos proches, combien de peur, combien d’existences brisées ?

Nous refusons de voir nos vies suspendues à un fil parce que des marchands de mort se jouent de nos rêves d’un monde meilleur.
Nous refusons d’accepter ces logiques meurtrières qui voudraient justifier l’usage des armes contre des populations civiles, quelle que puisse être l’idée qu’on se fait de leurs intentions : dans absolument tous les cas que nous connaissons, les forces de l’ordre n’étaient pas en état de légitime défense.
Nous exigeons que soient retirées aux forces de l’ordre ces armes qui mutilent nos chairs et celles de nos enfants.

Nous associons notre tristesse et notre colère à la douleur de Maxime et nous appelons toutes celles et ceux que cette histoire ne laissent pas indifférent-es à se rassembler ce mercredi 30 mai 2018 à 18 heures, dans toutes les villes et lieux-dits où cela sera possible. De chaque rassemblement nous ferons passer une photo à Maxime. Celles et ceux qui le souhaitent sont invité·es à venir avec un gant de couleur rouge.

POUR MAXIME ET POUR LA SUSPENSION DÉFINITIVE DE TOUTES LES GRENADES !
À LYON, RDV 18h PLACE RASPAIL, GANTÉ·E·S DE ROUGE

Premiers signataires :

  • Les ami.e.s de Maxime
  • Les parents et la sœur de Rémi Fraisse
  • Les frères de Vital Michallon
  • Collectif Désarmons-les !
  • Assemblée des blessé-es
  • Collectif du 22 mai
  • Collectif Vies volées
  • Le CRIME (Collectif anti-repression de Lille)
  • Collectif Face aux Armes de la Police
  • Collectif de l’ambulance partisane
  • Comité Vérité et Justice pour Adama
  • Robin P., mutilé au pied par une grenade GLI F4 à Bure le 15 août 2017
  • Elsa, mutilée à la main par une grenade de désencerclement à la ZAD du Testet le 7 octobre 2014
  • Geoffrey, mutilé au visage à Montreuil le 14 octobre 2010 (blocus pour les retraites)
  • Laurent, mutilé à l’œil par une grenade de désencerclement à Paris le 15 septembre 2016 (manifestation Loi Travail)
  • Florent dit « Casti », mutilé à l’œil par un tir de Flashball à Montpellier le 21 septembre 2012 (match de football)
  • Pierre, mutilé à l’œil par un tir de lanceur de balle de défense à Nantes le 27 novembre 2007 (manifestation contre la LRU)

Nouvelles menaces d’expulsions sur la ZAD, à partir du 15 mai 2018 !

Aujourd’hui, la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes vit toujours sous occupation militaire et sous la menace de reprise des expulsions à partir du 15 Mai. Après avoir abandonné le projet d’aéroport, et commencé une opération d’expulsion de grande ampleur, l’État continue sur sa stratégie pour parvenir à briser l’expérience d’auto-organisation très concrète qui s’est déployée ici.

En imposant un calendrier très serré, en ne respectant pas ses engagements, en faisant intervenir des milliers de gendarmes et leur arsenal militaire, et en procédant par étapes aux expulsions des différents lieux de vie, cette opération nous demande de rester uni·es et d’être mobilisables dans la durée.

Or depuis l’opération César en 2012, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est devenue un symbole : celui de la résistance face au pouvoir et à l’économie capitaliste.

Mais ce qui se joue surtout dans cet espace, depuis quelques années, c’est la quête de nouvelles façons de vivre ensemble remettant en question les fondements du système capitaliste. C’est une déconstruction lente de nos schémas de domination, une réappropriation de nos choix de vie, qui passent par un questionnement profond des concepts inculqués par notre société.

 

Ceci est un appel à défendre la ZAD coûte que coûte.

 

Sur Lyon, en cas de reprise des expulsions sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, nous appelons le soir même à un rassemblement à 19h à la Guillotière – Place Raspail (Lyon)

[Roybon] – 28 & 29 avril – NINA crève la bulle !

Dans la forêt occupée de Roybon se prépare l’arrivée de la Grande Tournée « Center Parcs Ni Ici Ni ailleurs (NINA) ». Après 3 semaines d’infotour et pour finir en beauté, on vous a concocté un sacré programme avec balade, théâtre, concerts, jeux forains, cantine et pizzas…
Les expulsions et intimidations, ici ou ailleurs, ne nous font pas peur et nous continuerons à nous rencontrer, à discuter, s’organiser et faire la fête. Venez nombreuses et nombreux pour clore ce mois d’avril agité : que crèvent les bulles tropicales, qu’éclatent leurs mensonges, que notre joie déborde !

affiche-final1.jpg

PROGRAMMATION

10h à la maison forestière de la Marquise
Balade en forêt et discussion sur les zones de compensation avec Antoine Costa, l’auteur de « Les Dépossédés ».

Cantine – 13h à ACAB

La Cucaracha – 14h30 à ACAB
Après plusieurs mois d’occupation dans des ZAD, l’artiste pluridisciplinaire Miguel Aziz Ben Johnson viendra vous présenter La Cucaracha. A mi-chemin entre le conte, le solo théâtre et le chant, La Cucaracha est une admirable mise en abyme du quotidien dans une zone à défendre, ses rencontres, ses luttes et ses (dés-)illusions. C’est une histoire de lucha libre. Il y a des arbres et du feu, il y a de l’amour, il y a de la haine et il y a des cheveux sales, bien sur. Des petites culottes et des cellules de dégrisement. Des chants indiens, arabes et espagnols.
Miguel Aziz Ben Johnson – Collectif XANADOU

Un par un et à plusieurs – 16h à Paillette Paillasse
 » Un héros , c’est celui qui fait ce qu’il peut » (Romain Rolland)
Quand la réalité quotidienne devient inacceptable , ceux qui n’ont pas renoncé à l’espoir et ne veulent plus subir trouvent la volonté irréductible de faire quelque chose. « Un par un et à plusieurs » est une pièce tirée de faits réels. Des histoires de résistance, aux échos multiples.
Compagnie des Alterneurs

Concert – 20h à la Marquise
Brume (Slam dérangeant et souffle de l’est)
çub (Math-rock barré)
Cas d’école x Deux Lyricists (Hip-Hop instrumental)
Cookah & Likkle Ferguson (Dancehall Hip-Hop)
General Hydrophonick (Electro)
Programmation en cours d’affinage

Pisser dans l’herbe – 14h à la Marquise
Écrite en collaboration avec Christine Ribailly, une bergère détenue pendant 4 ans, la pièce est composée de lettres de Philippe Lalouel, Émilie D. et du livre « Pourquoi faudrait-il punir ? » de Catherine Baker. La pièce dresse un tableau qui interroge la justice, l’administration pénitentiaire et les modes répressifs préconisés depuis toujours.

Retour sur la manif du 14/04 contre Verney Carron !

Nous étions entre 400 et 500 personnes rassemblées à Saint-Etienne le samedi 14/04/2018 pour protester contre les expulsions à la zad de NDDL.


Des retours et suivis ont déjà été faits sur d’autres sites, voir ici:

http://lenumerozero.lautre.net/Soutien-a-la-ZAD-Un-samedi-apres-midi-dans-le-centre-ville

https://rebellyon.info/SOUTENONS-LA-ZAD-samedi-a-Verney-19003

Voici quelques photos de plus et une vidéo :

Et aussi, voici le tract distribué pendant la manif :

SOUTENONS LA ZAD FACE AUX ARMES DE LA POLICE !

Depuis lundi 9 avril, une opération militaire d’une rare violence est menée sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, sans qu’on comprenne trop bien pourquoi.
Quelques dizaines de personnes y vivaient tranquillement dans des cabanes, cultivant leur potager, élevant des moutons, sur des terres qui – grâce à eux – ont été sauvées du bétonnage.
Pour soi-disant rétablir « l’ordre » sur la zone, et alors que des négociations venaient tout juste de s’engager avec la préfecture, le gouvernement vient d’envoyer 2500 gendarmes pour tout casser. Ce que MM. Macron, Hulot, Collomb cherchent à faire disparaître sous les bulldozers et les grenades, c’est l’idée même qu’il puisse être possible de vivre autrement, d’habiter différemment un territoire et d’en prendre soin collectivement.

Dans sa folle volonté de toute puissance, l’État s’est montré prêt à blesser gravement ses propres citoyen.es, voire à les tuer. Un dispositif militaire ahurissant a été déployé pour attaquer la ZAD, avec l’emploi de blindés et l’utilisation systématique de grenades, notamment de désencerclement, qui ont causé de nombreu.ses blessé.es, parfois graves.

Dans leurs opérations de « maintien de l’ordre », la police et la gendarmerie utilisent de plus en plus massivement des armes dites « non létales » (Flashball, LBD, Taser, grenade lacrymogène, assourdissante, de désencerclement, …), qui sont en réalité un petit peu létales quand même. Outrepassant sciemment leurs règles d’utilisation (tir à bout portant, dans la tête, …), les forces de l’ordre les utilisent pour mutiler – parfois tuer – celles et ceux qui sont dans leur viseur : migrant.es, manifestant.es, banlieusard.es, zadistes, etc. Ces armes servent aussi, à travers leur utilisation massive et arbitraire, à insinuer la peur parmi les citoyen.es : peur d’aller manifester, peur de participer à des actions collectives.

Depuis St Etienne (42) où l’usine Verney-Carron fabrique ces armes, nous dénonçons leur usage irraisonné et criminel par les forces de l’ordre. Nous adressons un message de soutien à la ZAD confrontée à un déchaînement de violence d’État. La brutalité de la répression ne viendra pas à bout de l’espoir qu’elle porte en elle et qui nous anime.